Pas à pas, pays par pays, le récit de nos aventures

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Darwin, Jour 84, 23 septembre 2012

Nous nous réveillons donc vers 8 heures après une nuit plutôt confortable grâce aux couvertures, repose-têtes et autres masques pour les yeux récupérés dans l’avion. On sent que ce n’est ni la première, ni la dernière fois qu’ils vont nous servir ! Nous nous installons devant l’aéroport pour attendre la navette qui doit nous conduire jusqu’au centre ville. Nous nous en sommes déjà aperçus, et chaque minute nous le confirme, tout est vraiment hors de prix ici : pour 15 minutes de bus, nous payons 12 euros chacun, ça change de l’Asie ! Nous arrivons en ville, trouvons notre auberge ; il est encore trop tôt pour l’enregistrement, donc nous allons finir notre nuit allongés dans un parc public avec vue sur l’océan. Nous revenons vers 12h30 pour prendre possession de nos deux lits en dortoir. Les chambres sont assez petites mais propres, la clim est surpuissante (nous dormirons d’ailleurs en polaire alors qu’il fait plus de 30 degrés dehors…) et l’auberge est fonctionnelle bien que le wifi soit payant (et bien entendu à un prix exorbitant).

Nous sommes dimanche, et nous avons entendu parler d’un marché en bord de plage à 40 minutes de marche du centre ville. Nous nous y rendons, et puisqu’il est encore un peu tôt, nous nous installons sous un arbre à la lisière de la plage. La vue est magnifique, la plage est immense et les australiens venants en famille avec leur immense glacière pour profiter du dimanche ensoleillé siéent parfaitement aux décors. On se balade dans le marché dont les étalages regorgent de plats internationaux et choisissons finalement deux deux tacos que nous dégustons sur la plage. De retour dans le centre, nous en profitons pour découvrir nos deux nouveaux meilleurs amis en Australie : le supermarché Coles pour ses produits premiers prix et le Mac Donalds pour sa connexion wifi gratuite. En Australie, nous mangerons donc des pâtes et nous squatterons la connexion internet de l’oncle Sam !

Nous rentrons cuisiner (enfin surtout Marion, Hadrien étant absorbé par un match de foot anglais) de succulentes pâtes à la sauce tomate, qui deviendront le plat phare des trois prochains jours, et allons passer une nuit au frais dans notre dortoir climatisé.


Darwin, Jour 85, 24 septembre 2012

Le petit déjeuner est gratuit dans notre auberge, nous en profitons pour faire le plein de forces (et de petits pots de confitures que nous réutiliserons dans le van) avant d’attaquer la journée. Nous voulons profiter de Darwin pour aller visiter l’un des deux plus beaux parcs naturels d’Australie, Litchfiels ou Kakadu. Après s’être renseigné auprès de plusieurs agences, les tours sont clairement hors budget (on se demande d’ailleurs qui peut mettre 200 euros pour visiter un parc une journée…). Nous décidons donc que nous louerons une voiture et irons par nos propres moyens à Litchfield, plus proche, plus intime et plus gratuit que Kakadu. Nous prenons donc rendez-vous pour le lendemain avec l’agence pour louer la voiture pour la journée.

Nous repassons manger à l’auberge, puis détour par Macdo pour skyper nos familles, et retour à la plage en fin de journée pour assister à un superbe coucher de soleil les pieds dans l’eau et la tête dans le sable après une balade romantique.

Demain, une grosse journée nous attend avec 400 km de route et la visite de Litchfield au programme, on a hâte !


Darwin, Jour 86, 25 septembre 2012

Levés à 7 heures, nous engloutissons notre petit déjeuner, finissons de remplir la glacière dont le contenu a été soigneusement et amoureusement préparé par Marion et prenons la direction de l’agence de voiture située un peu plus bas dans notre rue. Nous remplissons les papiers et avons la bonne surprise de constater qu’Hadrien, même avec moins d’un an de permis (sans commentaires hein !) et avec uniquement son permis français, peut tout à fait conduire en Australie. Ca tombe d’autant mieux que Marion ne se sentait pas trop d’attaquer les routes australiennes, la conduite à gauche et cætera à 8 heures du matin. Pas vraiment réveillé et pas du tout paré à cette éventualité, Hadrien s’installe tout de même confiant au volant (à droite) de petite Hyundai 1,6 L turbos essence qui nous servira de véhicule pour la journée. Première prise en main d’une voiture automatique, Marion a l’I phone pour guider, c’est parti !

On a connu plus difficile comme trajet, c’était globalement la première à gauche puis toujours tout droit, sur des routes ultra larges et sans beaucoup de circulation. 2h plus tard, nous arrivons à l’entrée du parc et commençons par le premier point d’intérêt : les nids de thermites. Sur une plaine, des stèles pouvant atteindre 5 mètres de haut s’étendent à perte de vue. Le paysage n’est pas sans rappeler un cimetière, et au vue de l’immensité de certains nids, on en préfère pas déranger longtemps ses occupants !

Deuxième arrêt quelques kilomètres plus loin aux « Florence falls », cascades de 15 mètres de haut plongeant dans une piscine naturelle où nous nous sommes longuement rafraichis. Quel plaisir de se baigner dans des eaux naturelles dans un si beau cadre ! Il fallait partager ce plaisir avec un certains nombre d’autres touristes, mais l’ambiance était bonne enfant ! Nous continuons vers des cascades cette fois-ci inaccessible pour les baigneurs du fait de leur encastrement et de leur hauteur. La vue sur la steppe environnante vaut le détour !

Nous mangeons aux bords d’une troisième cascade qui se dédouble dans un profond bassin. Très populaire, de nombreuses familles australiennes viennent aussi s’y baigner. Marion aura du mal à sortir de l’eau, ne se lassant pas de nager dans ces eaux pures et sans cesses renouvelées par l’afflux des cascades. A noter tout de même, un panneau prévenant de la possible présence de crocodiles dans les bassins, avec comme avis aux baigneurs : si vous en voyez un, nous venons l’enlever ! Cet avertissement concernant seulement les crocodiles « salties » (les plus gros et dangereux), l’autre race de crocodile, plus petite et se nourrissant uniquement de poissons peuvent se trouver dans le bassin car ils sont jugés non dangereux. Nous voila bien rassurés !

Il commence à se faire tard, nous décidons d’avancer, Marion croit savoir que la route fait une boucle qui nous permet de remonter à Darwin. Nous continuons et décidons de nous arrêter un peu au hasard en suivant un panneau indiquant simplement « cascades ». Après 1,5 km de marche, et la traversée de quelques ruisseaux, nous arrivons vers une splendide cascade en escaliers. Absolument magnifique, un grand designer n’aurait certainement pas fait mieux. Les pierres chauffées par le soleil rendent l’eau de la cascade agréablement tiède ; et nous prenons plaisir à regarder une caricature d’australien (la cinquantaine, longs cheveux blonds, jouant d’un instrument de musique indigène) faire le coq devant quelques touristes féminines peu farouches. Il a même essayé d’intéresser Marion en demandant si ce n’était pas une nymphe ; mais Hadrien veillait au grain.

Il est 17 heures et nous voulons si possible éviter de rentrer de nuit. Pour rentrer au plus vite, Hadrien passe donc le volant à Marion « Schumacher » Pidoux, aka « l’As de la route » aka « la dompteuse de bitume », aka « l’Al capone du volant ». Beaucoup moins anxieuse que le matin et visiblement revigorée par toutes ces baignades dans des sources naturelles, elle voulait absolument prendre le volant. Les chiffres parleront mieux que les mots : Hadrien, moins d’un quart de plein, Marion, un bon tiers. Et que dire des freins, de la transmission et de la boite de vitesse qui s’en souviendront longtemps ! Remarquez, si elle était aussi bonne en lecture de carte qu’en conduite, on aurait évité un détour de 30 kilomètres. Vous vous souvenez de la fameuse « boucle qui doit nous ramener jusqu’à Darwin », malgré les avertissements d’Hadrien qui voyait « gravel road » marqué sur les panneaux, Marion fonce sur la route et nous arrivons à un moment sur…. une piste ! Réservée pour les 4x4, notre contrat de location spécifiait une amende élevée si nous empruntions ce genre de route, et la voiture commençait à sérieusement trembler. Fonzi laisse son copilote faire demi-tour (ce n’est quand même pas Schumacher qui range sa Ferrari au stand, voyons !) et reprend le volant pour la longue route du retour. Grâce aux talents hors pair de Marion, nous n’aurons qu’à rouler une grosse demi-heure de nuit.

Bilan de la journée : un superbe parc, beaucoup de baignades, la confirmation que Marion conduit mieux qu’Hadrien et beaucoup de rigolades. Bref, une super bonne journée avant de partir pour Alice Springs via le mythique train GHAN.


Darwin, Jour 87, 26 septembre 2012

24 heures de train nous attendent aujourd’hui pour relier Darwin à Alice Springs. Nous nous levons de bonne heure, car le transfert jusqu’à la gare est prévu à 8h30. Nous montons dans le bus et c’est parti pour 20 minutes de trajet. Nous arrivons à la gare, enregistrons nos bagages et allons voir de plus près ce fameux GHAN. Pour la petite histoire, GHAN ne signifie rien de particulier, mais le train reliait simplement au début Darwin à Katherine, le reste de la route étant assuré à dos de chameau par des Afghans, d’où le nom de GHAN !

Le train parait tout droit sorti d’un livre d’aventure, grands wagons en fer blancs estampillés GHAN avec le logo caméliforme (ce mot rentrera un jour dans le dico, promis). Nous nous installons dans des sièges aux dimensions de l’Australie : la place pour les jambes est simplement gigantesque, nous n’arrivons pas à toucher le siège de devant en nous étendant de tout notre long. Nous partons à l’heure et roulons 4 heures au gré des paysages quasi désertiques qui défilent par la fenêtre. Nous rattrapons un peu de sommeil, mangeons nos sandwichs faits maison et arrivons à Katherine pour un arrêt de 4 heures qui doit permettre à ceux qui le souhaitent de visiter la ville. Une fois de plus, les prix des circuits est prohibitif et nous nous installons dans la gare sous des ventilateurs qui peinent à atténuer l’étouffante chaleur. Repos, lecture, discussions, les quatre heures passent vite et nous remontons pile à l’heure pour assister au coucher d’un soleil rouge sang sur des terres jaunes or. Joli spectacle.

Nous dinons comme nous avons déjeuné, sandwichs, petits gâteaux et oranges, regardons deux films et nous endormons bercés par le roulement du GHAN à travers les étendues désertiques du centre australien…


Alice Springs, Jour 88, 27 septembre 2012

La nuit fut agréable, il faut dire qu’après avoir dormi dans des trains chinois, indiens et thailandais, le luxe de la deuxième classe du GHAN nous parait presque fastueux. Nous nous réveillons vers 6h30, la lumière du soleil éclaire déjà fortement les plaines désertiques du Red Centre. Nous arrivons à la gare d’Alice Springs, principale ville de la région comptant à peine 28 000 âmes. Pour économiser quelques dollars, nous avons choisi une auberge de jeunesse qui proposait un transfert gratuit depuis la gare.

Le van nous attend et après avoir déposé d’autres passagers, nous amène au Alice Lodge Backpackers. Un peu en retrait de la ville (qui comprend à peine quatre rues), nous découvrons un jardin arboré et possédant une piscine entouré de quatre caravanes et d’un bâtiment en dur. Comble du luxe, le wifi y est gratuit ! Nous logerons dans l’une des quatre caravanes, super sympa !

Nous repartons directement en ville histoire de nous enregistrer auprès de notre agence pour le tour du lendemain et de faire quelques courses pour le repas. Nous passerons l’après-midi au bord de la piscine à profiter du soleil, de la forte chaleur et de bonnes heures de détente. Nous avons du mal à croire ce que nous voyons : des colonies de perroquets (ou perruches, nous n’avons pas éclairci ce point), roses et gris survolent nos têtes, c’est magique. Nous nous rendrons compte plus tard que ces oiseaux sont communs dans les territoires du nord après en avoir vu des dizaines à Uluru.

Après cette après-midi de détente, un petit dîner au pied de la caravane, nous allons nous coucher pas trop tard car nous partons demain à 6 heures pour commencer un tour de 3 jours autour de l’Ayers Rock !


Uluru, Jour 89, 28 septembre 2012

Notre guide et le bus qui nous servira de moyens de transport sont très ponctuels. Nous avons à peine le temps d’avaler notre petit déjeuner, et nous voila partis. Des amies de Marion ayant déjà fait le même tour, nous savions qu’il s’agissait d’une excursion spéciale « backpackers », nous n’avons pas été déçus ! Le guide, Matt, jeune anglais tatoué ponctuant toutes ses phrases d’un « sweeeeeet », « coooooool » or « wickeeeeeed » met tout de suite l’ambiance. Nous sommes 21, 9 français, 3 écossais, une suisse, une namibienne, trois anglais dont un couple de vieux anglais que Marion qualifie tout de suite de « trop mignons », un chinois, une hong kongaise, et une espagnole. Vous le remarquez, les français sont en force. C’est une tendance générale en Australie qui est décidément un pays fait pour les backpackers : facile de voyager, facile de travailler pour 3, 6 ou 9 mois et pas mal de bons plans si on a le temps ! Bref nos 7 autres compagnons français étaient tous jeunes et passaient un an ou plus en Australie après leurs études.

Le trajet jusqu’ à notre premier arrêt, Kings Canyon, prenant 5 heures, nous avons le temps de tous nous présenter à nos compagnons de voyage. Tout le monde passe donc à tour de rôle au micro du bus pour dire quelques mots sur lui (nom/nationalité/endroit préféré en Australie, etc.). Matt nous fait passer un marker et nous voila invités à écrire sur les vitres nos prénoms et un dessin qui nous représente. Vous pourrez voir sur les photos l’œuvre d’art de Marion ! Ces petites activités nous permettent de savoir en 1h les prénoms de tout le monde, leurs nationalités et d’avoir de quoi discuter. Nous mangeons rapidement un sandwich dans le bus et arrivons à Kings Canyon. Ce canyon de pierre rouge se dresse en plein milieu du Red Centre. Une balade de trois heures sur sa crête, dans ses crevasses et sur ses plateaux nous attend. De nombreux panneaux nous avertissent de la nécessité de bien s’hydrater, mais le temps est plutôt grisâtre, la température fraiche, et nous aurons même quelques gouttes de pluies !

La balade est malgré tout très belle, notre guide en profite pour nous donner un petit court de géologie sur la formation de ce canyon et de la région. Nous finissons notre marche sur les coups de 17 heures, il faut se mettre en route pour accéder au premier point de campement. Sur le chemin, Matt nous annonce qu’il faut couper du bois pour les 3 jours qui nous attendent. Nous nous arrêtons en bord de route sous une pluie battante avec, à perte de vue, une plaine semée d’arbres morts et très secs. Avec pour seuls outils nos mains, nous nous attaquons tous de bons cœurs au déracinement, à la coupe et à la taille des arbres qui nous semblent appropriés. Sans gants et par ce temps, l’exercice se révèle périlleux, mais comme nous l’a dit le guide « if you don’t bleed, the job is not right ». Trempés et sales, nous remontons dans le bus et arrivons en trombe au camp.

Nous nous dépêchons d’allumer un feu pour nous réchauffer alors que certains membres préparent le repas du soir. Nous mangeons, papotons et buvons une bière autour du feu. Nous découvrons aussi nos «swags ». Je vois déjà le lecteur perplexe se demander ce qu’est un swag, rassurez-vous, nous ne savions pas non plus. Il s’agit d’un espèce de cocon en toile épaisse avec un matelas à l’intérieur. C’est une sorte de gros sac de couchage matelassé ou l’équivalent d’une tente une place. Nous nous glissons dans nos swags pour passer une nuit vraiment à la fraiche (il doit faire entre 2 et 6 degrés dehors) puisque nous pensions que louer le sac de couchage proposé et « vivement conseillé » était superflu… Par chance, le swag de Marion est cassé, le guide lui propose le sien qui contient un sac de couchage fin à l’intérieur. En bonne chérie dévouée (et aussi parce que c’est elle qui a jugé superflu de louer le sac de couchage.. !), elle le donne à Hadrien et empile les couches de couvertures polaires et de draps de soie. Nous nous endormons près du feu, et au final, à part sur la fin de la nuit, nous n’avons pas eu tant froid.


Uluru, Jour 90, 29 septembre 2012

Le réveil est une fois de plus matinal car le programme de la journée est chargé. Nous déjeunons d’excellents toasts grillés avec un café chaud, rangeons les swags, et c’est parti pour une bonne heure de route. Nous arrivons à Yulara, ville fantôme au pied de l’Ayers Rock. Nous faisons un rapide passage par le camping où nous dormirons le soir même et partons directement pour une marche de 3 heures à Kata Tjuta, formation rocheuse à 40 kilomètres de l’Uluru (nom aborigène de l’Ayers Rock). Cette formation est plutôt originale, on dirait qu’un géant a jeté une poignée d’énormes rochers en plein milieu d’un gros bac à sable, formant des gorges et des failles magnifiques. Nous faisons tout le tour du massif et pénétrons même à l’intérieur des failles pour une balade de 8 kilomètres. Matt nous donne à nouveau un cours de géologie passionnant, et il est déjà l’heure de déjeuner. Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique, préparons de manière collégiale la nourriture et nous réglons de crudités et de pain, avec la traditionnelle bière.

Après le déjeuner, direction le centre culturel d’Uluru pour en apprendre plus sur la culture aborigène et ce lieux sacré qu’est l’Uluru. Nous découvrons ainsi que ce gros rocher rouge posé en plein milieu du désert est leur lieux de culte le plus sacré, que des rites y sont encore perpétrés et que la signification spirituelle du rocher est très puissante. Dans la société aborigène, les hommes et les femmes sont sur un pied d’égalité, mais ont des rôles très différents. Ainsi, certains site sacrés pour les rites des hommes sont interdits aux femmes et inversement. Ils ne verront jamais ces sites ! Par conséquent le touriste n’est pas autorisé à photographié certains lieux sacrés car s’il venait à les mettre sur internet un homme aborigène (si le site sacré était réservé aux femmes) par exemple pourrait tomber dessus et trahir le pacte. De même, l’ascension de l’Uluru est interdite chez les aborigènes, ce qui n’empêche pas les touristes les moins respectueux de s’y adonner à cœur joie. Matt notre guide, est passionné par la culture aborigène et réussi à nous faire passer quelques messages. Le sacré de ce site est touchant et on ne peut qu’être sensible au Tchukapah, l’ensemble de leurs principes de vie et mythes fondateurs qui leurs inculquent le respect entre eux et envers la nature. Nous finissons la visite du centre par un coup d’œil au « sorry book », recueil de lettres de touristes ayant ramenés une pierre ou du sable de l’Uluru chez eux et ayant vue leur vie basculer à la suite d’incidents qu’ils attribuaient à la profanation de ce site. Un touriste japonais à même renvoyé la pierre à la suite de l’accident de Fukishima, se sentant responsable !

Nous repartons du centre culturel pour enfin aller voir l’Uluru. Nous commençons le tour du rocher (qui fait près de 10 km quand même) avec Matt qui nous donne une fois de plus des explications sur la culture aborigène, sur le rocher et sur quelques formations particulières. Nous sommes particulièrement impressionnés par la cave de la vague, on a réellement l’impression qu’un rouleau de 3 mètres a été figé dans la pierre !

Nous finirons le tour du caillou demain puisque c’est l’heure d’assister au coucher de soleil sur l’Uluru. Matt, lassé de voir toujours les mêmes photos prises par ses participants nous lance le défi de faire une photo de l’Ayers Rock qu’il n’a encore jamais vue... Nous rejoignons le point de vue et l’avalanche de photos plus ou moins sérieuses commence donc (cf photos de pyramides humaines). Le spectacle est en tout cas magnifique, le rocher changeant de couleurs au fur et à mesure que le soleil descend sur l’horizon. Matt nous prépare le repas que nous dégustons en profitant des derniers rayons du soleil. Nous repartons vers le camping en bus. La chaleur de l’ambiance est inversement proportionnelle au froid extérieur, Matt monte le son et allume la boule à facettes. Le trajet passe vite, nous arrivons au camping où tout le monde part prendre une douche pendant qu’Hadrien allume le feu en compagnie du guide. Une douche en deux jours ? Pfiou, on peut tenir encore 4 ou 5 jours faciles ! Nous finissons la soirée sous la pleine lune éclairant le paysage de mille feux en discutant autour d’une bonne bière. Nous nous enfilons dans nos swags, et c’est parti pour une nuit de quelques heures car nous nous levons à 4h50 pour aller admirer le lever du soleil sur l’Uluru.


Uluru, Jour 91, 30 septembre 2012

Matt nous réveille comme prévu avant 5 du matin dans un vent glacial. A peine le temps de ranger nos swags que nous sommes d’ores et déjà dans le bus pour rallier le point de vue pour assister au lever du soleil sur Uluru. Le vent souffle vraiment fort, et il faudra un copieux petit déjeuner pour nous réchauffer devant le lever du soleil sur le rocher. Le spectacle est aussi impressionnant que pour le coucher, la palette des couleurs s’étale à nouveau devant nous, cette fois-ci en ordre inverse de la veille. Après une bonne séance photo, nous reprenons le van pour finir les 8kms de tour du rocher.

C’est assez impressionnant de voir les différentes faces du rocher, chacune possède ses vallons, ses failles et ses propres histoires. Le rocher devrait chaque cicatrice aux luttes des esprits de la mythologie aborigène. Il est encore tôt et il fait encore froid, mais le soleil commence à réchauffer l’atmosphère. Nous nous baladons autour de ce rocher sacré pendant deux bonnes heures avant de rejoindre le bus pour une petite collation.

Il est déjà l’heure de se quitter, nous quittons à regrets notre groupe avec qui nous avons beaucoup partagé en trois jours et rejoignons notre auberge de jeunesse. La fin de la journée sera consacrée à une bonne lessive et au repos au bord de la piscine après trois jours bien chargés et trois nuits bien courtes, un bonheur !


Ayers Rock - Cairns, Jour 92, 01 octobre 2012

Ca y est, on change de mois et nous sommes pile à la moitié de notre périple. Ca passe vite et nous en avons déjà plein les yeux, on a hâte de voir ce que nous réserve la deuxième moitié du voyage. Comme un symbole, ce jour de transition entre la première et la deuxième moitié de notre périple est aussi un jour de transition géographique. Aujourd’hui, nous passons la journée dans les aéroports pour relier l’Ayers Rock à Cairns dans le Nord Est.

Un bus vient nous chercher devant l’hôtel pour prendre notre premier avion à 10h30 qui doit nous déposer à Alice Springs pour 6 heures de correspondance. On monte dans l’avion pour 33 minutes de vol (eh oui, c’est à côté), juste le temps de prendre une petite collation avec, pour notre plus grand bonheur, du fromage (denrée hors de prix ici !). Nous atterrissons à Alice Springs et profitons des heures de correspondance pour dormir et mettre à jour le site internet. Nous repartons ensuite pour 2h30 de vol direction Cairns. Nous retrouvons dans l’avion trois français de notre groupe de l’Ayers Rock, trop heureux de se revoir ! Nous arrivons à Cairns vers 21 heures, Marion a prévu de dormir dans l’aéroport jusqu’au lendemain matin avant de prendre notre van pour économiser une nuit d’hôtel.

La nuit s’annonce délicieuse, l’aéroport dispose de confortables rangées de sièges dans la salle des arrivées, nous nous installons donc sereins, prêts à passer une bonne nuit. Mais notre bonheur ne dure pas longtemps : vers minuit, une officière nous apprend que la politique de l’aéroport a changé il y a un mois, il ferme maintenant entre minuit et trois heures du matin…. Ah, première nouvelle… Nous prenons donc toutes nos affaires et sortons nous installer, Marion sur un banc, Hadrien, gentleman, dans la pelouse, pour attendre 3 heures du matin ! Heureusement il fait assez bon, nous n’aurons presque pas froid. Nous nous sommes réinstallés dans les sièges à 3 heures du matin pour finir notre nuit.


Cairns, Jour 93, 02 octobre 2012

Après une bonne douche chaude (en libre service dans l’aéroport !), nous voila parti dans cairns pour récupérer notre van. Nous avons loué chez « Wicked Campers », Wicked étant l’équivalent français, jeune, branché et bigarré de « déjanté, cool, génial ». Ici, tout est cool (deux heures d’attente pour le service), sauf le prix de l’assurance ! La dame de l’accueil essaye de nous vendre une assurance à 20 euros par jour mais qui ne couvre que de 7h à 17 heures, pas en marche arrière, pas si nous sommes en tort et en aucun cas un accident avec un animal… Bref, une assurance qui ne couvre pas 99% des risques d’accident, à quoi bon ? Nous prenons donc l’option de base compris dans le prix, mais qui nécessite un dépôt de garantie pour la modique somme de 2500 euros que l’on nous rend à la fin de la location. Nos économies des 3 mois restants y passent, on va essayer de ne pas détruire le van !

Pendant l’attente, Hadrien part en quête d’un nouveau guide sur l’Australie, le dernier ayant miraculeusement disparu. Nous prenons enfin possession de notre Toyata Estamina (équivalent d’un 806 ou d’un Espace) aménagée pour le camping. Elle est belle notre auto ! Toute taguée, 235000 km, elle a vécue au rythme des routards et c’est désormais nous qui allons laisser notre trace. La prise en main est aisée, et nous commençons par faire les pleins : essence (le sans plomb est moins cher que le diesel ici ?!?) et nourriture. Nous passons ensuite réserver une excursion pour la barrière de corail le lendemain, surement l’une des seules excursions que nous pourrons nous permettre durant ces 20 jours, on compte bien en profiter !

Le soleil est déjà bas dans le ciel, nous nous mettons en quête d’un endroit pour dormir. Sur la carte, nous avons repérer des plages au nord. On fonce, l’endroit est idyllique mais de gros panneaux « NO CAMPING » annoncent la couleur. On tourne un peu dans le coin, prenons une route en terre et tombons sur une petite friche coincée entre trois champs et proche de l’aéroport. Ca fera notre bonheur pour ce soir !

Nous sortons les tables et chaises de camping, mangeons nos sandwichs devant le soleil couchant et allons nous coucher incroyablement tôt : qu’on se le dise, nous allons vivre au rythme du soleil !


Cairns, Jour 94, 03 octobre 2012

Ou de la pluie ! Minuit, Marion se réveille en sursaut, de grosses gouttes font un vacarme pas possible sur le Van. « Et si le chemin devenait inondé, et que l’on était bloqué demain ? On fait quoi, on part tout de suite ? » Hum, au vu de la sécheresse de la terre autour, la pluie, même assez forte, ne risquait pas d’inonder le chemin pour l’instant. Nous nous rendormons et nous levons à 6 heures sous un temps exécrable pour partir pour l’excursion. La route n’est pas inondée, mais notre moral a pris l’eau. Pour notre seule excursion à la barrière de corail, un temps comme celui là, ce n’est pas possible ! On passe à l’agence, on nous indique qu’il est possible de décaler pour le lendemain, où normalement, il y aura autant de vent mais pas de pluie. Bon, ça nous fait perdre un jour mais tant pis !

Nous décalons donc au lendemain, et décidons de rejoindre un camping indiqué sur le guide pour passer la journée au sec, avec de l’électricité. Nous avons pris la bonne décision, il n’aura cessé de pleuvoir toute la journée. Journée pluie, journée ennui ! Films, lectures, douches, mails ; on a de quoi remplir le temps avant de se coucher tôt pour être en forme pour le lendemain !


Cairns, Jour 95, 04 octobre 2012

Il y aura eu quelques gouttes de pluie durant la nuit, mais cette fois-ci, quand nous ouvrons les yeux, le ciel est beaucoup plus clair, le vent plus calme et l’horizon dégagé. Ouf ! Nous avons pris la bonne décision. Nous déjeunons rapidement et quittons le camping à bord de notre van direction le port. Nous nous garons sur une place gratuite pour la journée et remarquons une magnifique piscine publique en plein air au bord de la mer. En forme de lagon, elle est bordée de pelouse et de barbecues publics flambant neufs. Nous avons hâte d’y piquer une tête sur le chemin du retour.

Nous arrivons à l’embarcadère, et la saison basse commençant, notre compagnie n’a pas pu remplir le bateau que nous devons prendre, nous sommes donc surclassés sur le bateau supérieur ! Nous aurons donc 1 heure de snorkelling en plus gratuite et un bateau plus confortable, avec notamment d’immenses canapés sur le pont supérieur. Nous partons à l’heure pour 1h30 de navigation jusqu’au premier point de snorkelling. La mer est quelque peu agitée, l’équipage nous tend des pilules aux plantes contre le mal de mer. Mais au final, par rapport aux traversées en Indonésie, c’était une petite balade tranquille ! Nous profitons du trajet pour compléter notre petit déjeuner et ajuster le matériel de snorkelling tandis que l’équipage nous donne quelques informations sur les coraux et poissons que nous allons rencontrer.

Nous arrivons au premier point et nous jetons à l’eau, caméra en main ! La barrière de corail se situe en pleine mer, et les vagues étaient assez fortes aujourd’hui. Ca secouait un peu mais ne dérangeait en rien la pratique du snorkeling. C’était très joli, mais on doit avouer (on commence à faire nos difficiles hein) que nous avons préféré les coraux des Gilis : plus variés, plus colorés, plus de faune et surtout plus secrets ! Nous aurons quand même vu d’énormes poissons perroquets violets/verts/turquoise et quelques Némos !

Après une heure et demie dans ces eaux turquoises, nous remontons sur le bateau pour profiter d’un copieux petit déjeuner à base de saucisses de kangourou au barbecue, purée, et salade à volonté. Après 5 jours de sandwichs/maïs/thon/pâtes, on ne s’est pas fait prier pour dévorer deux grosses assiettes !

Nous reprenons la navigation, traversons quelques gouttes de pluie et arrivons au deuxième point de snorkelling de la journée. Là pour le coup, on est carrément déçus ! Très peu de coraux, visibilité médiocre et énormément de monde dans l’eau en même temps. Nous sommes restés à peine 20 minutes. Le bateau nous ramène au port, nous profitons d’une dernière collation vin/biscuits apéritifs avant de plonger dans le « lagoon », nom de la piscine artificielle repérée le matin même. La vue sur la mer est superbe et l’eau douce nous rince de cette journée passée en mer.

Nous reprenons notre van et retournons sur notre lieu de camping sauvage du premier soir pour passer la nuit avant de commencer la grande descente dans le sud. Bilan de la journée : contents d’avoir vu la grande barrière et un peu fatigués après toute une journée en mer !


Rollingstone, Jour 96, 05 octobre 2012

Nous nous levons une fois de plus avec le soleil, nous voulons partir tôt pour rouler surtout le matin et profiter de l’après-midi. Le camping sauvage c’est sympa, mais vous n’êtes jamais à l’abri d’une amende ou d’une attaque de dingos (un animal sauvage à la croisée d’un loup et d’un chien). Pour nous éviter au maximum les campings payants, nous devions trouver une solution… Encore une fois, Saint I-Phone nous sauvera. Il existe une application qui recense TOUS les campings australiens, leurs adresses, leurs caractéristiques et qui vous géolocalise même par rapport à ces derniers ! Bref, notre nouvel meilleur ami. Nous repérons un camping gratuit à 300 kilomètres au sud, dans une ville appelée Rollingstone.

C’est parti pour 4 heures de route, Hadrien est au volant. Les autoroutes australiennes ressemblent à nos nationales françaises en moins tortueux. Nous avançons à une moyenne de 90 km/heure et arrivons, après une pause de 10 minutes, sur les coups des onze heures aux abords du camping. C’est le paradis ici ! Des emplacements ombragés, des toilettes, des barbecues, une douche, le tout devant une plage de sable blanc et une mer infinie… Et pas un dollar à débourser ! L’Australie a vraiment de belles infrastructures à la disposition de tous et partout : des toilettes hyper propres, des bbq modernes sur toutes les aires, des douches gratuites… Tout est vraiment bien pensé et fait le bonheur des backpackers comme nous. Nous sommes vraiment impressionnés/p>

Nous nous installons et faisons connaissance avec nos voisins, un vieux couple d’australiens qui parcourent l’Australie en camping car. Comme d’habitude, notre arrivée en van tout tagué suscite une réaction un peu mitigée, on peut le comprendre ! Mais après quelques minutes de discussion, nos voisins se révèlent adorables et nous donnent des bons plans pour la suite de notre périple. Ils connaissent par cœur toutes les aires de camping gratuites de la côte est ! Nous déjeunons puis bullons à l’ombre des cocotiers bordant la plage. Nous nous offrons le luxe d’une petite glace pour admirer le coucher du soleil sur l’immense plage. Nous sommes quasiment seuls au monde, c’est magique !

Il est l’heure de préparer le repas, mais le vent s’est levé et le réchaud à gaz semble récalcitrant ce soir…C’était sans compter sur l’aide d’un gentil papa australien visiblement rompu à l’utilisation de ce type d’appareil pour nous sortir de l’embarras et nous permettre de cuire nos penne sauce tomate. Comme d’habitude les australiens sont toujours disposés à donner un coup de main, on sent une culture de l’entraide, tout le monde se salue, discute, se demande ce que chacun vient faire ici…

Mais il est « déjà » 21h et nous partons donc nous coucher. En effet demain nous attaquons 350 km qui doivent nous conduire jusqu’à Airlie Beach et les Witsundays Islands, plus grandes îles de sables du monde ! Ca y est nous avons pris nos marques dans notre van et nous prenons vraiment goût à dormir dans notre petite installation simple mais confortable, la vie est belle !


Airlie Beach, Jour 97, 06 octobre 2012

Encore une bonne journée de route qui s’annonce aujourd’hui. Nous partons une nouvelle fois de bonne heure et reprenons l’autoroute numéro 1 direction le sud. Nous nous arrêtons à Townsville, capital du Quennsland, pour faire le plein d’essence (c’est fou comme ça consomme un van !) et racheter quelques denrées. Nous en profitons pour prendre quelques nouvelles de France puisque le wifi est gratuit dans la ville !

Marion est au volant aujourd’hui, Schumi est un peu moins à l’aise au volant d’une voiture de taille plus imposante, et pour des raisons d’économie d’essence, nous ne décollerons que rarement des 90 km/h, au grand damne des camions et autres voitures qui n’auront de cesse de nous doubler. Nous nous arrêtons pour manger à Bowen, charmante petite ville en bord de mer où les mouettes accompagnent respectueusement les piqueniqueurs. Nous reprenons la route pour effectuer les 60 derniers kilomètres qui nous séparent d’Airlie Beach. La route est vraiment superbe, on prend plaisir à découvrir ces vastes plaines avec en fond le bleu de l’océan.

Nous arrivons enfin à Airlie Beach et nous garons devant le centre d’information pour touriste. Nous prenons quelques renseignements pour aller voir les Whitsundays et la fameuse Whitheaven Beach, l’une des plus belles plages du monde. Les prix sont malheureusement exorbitants et hors de notre bourse. Nous partons pour réfléchir, redémarrons le van avant de prendre une amende (un officier nous fait remarquer que nous étions sur un arrêt de bus, oups !) et décidons d’aller voir une autre agence, spéciale backpackers. Nous nous décidons finalement pour un tour sur un gigantesque catamaran tout compris. Ca reste cher, mais avec une réduction de 20% pour les backpackers, plus une nuit au camping quasiment gratuite, et internet illimité à l’agence, on fait une affaire correcte. Puis ce serait bête d’être venu ici sans voir la principale attraction !

Nous réservons donc l’excursion pour le lendemain et allons nous installer au camping où nous profiterons de la piscine, d’une bonne douche, d’un verre de bienvenu et d’une soirée au calme. Au calme, mais super excités à l’idée de découvrir une des plus belles plages au monde demain !


Airlie Beach, Jour 98, 07 octobre 2012

C’est le grand jour ! Nous petit déjeunons frugalement car la nourriture et les boissons sont en théorie comprises sur le voilier. Nous prenons le bus de transfert et rejoignons l’embarcadère. Après l’enregistrement, nous embarquons sur notre voilier de 10 mètres qui, au plus grand bonheur d’Hadrien, est violet !

Les rayons du soleil frappent déjà de plein fouet la coque du bateau tandis que nous nous installons sur les filets à la proue du navire, un café et des petits gâteaux à la main. Nous ne sommes pas encore partis et c’est déjà le rêve ! Toute la journée sur ce voilier, nous sommes trop impatients. Ca y est, nous démarrons. Au programme, 1 heure de snorkeling le matin, puis arrêt de 1 heure sur Whitehaven Beach, plage réputée comme étant l’une des plus belles du monde !

Nous sortons du port et commençons à voguer toutes voiles dehors. Nous nous prélassons au soleil sur les filets du catamaran tout en buvant notre poids en Coca light, c’est gratuit ! Nous admirons les îlots de sables fins parsemant cette étendue turquoise. C’est paradisiaque. Nous arrivons au point de snorkeling et notre skippeur nous annonce que nous allons devoir enfiler de très saillantes tenues de plongée en raison de la possible présence de méduses, sympathiques au demeurant quoique mortelles…Bon, on ne discute pas. Nous prenons notre équipement et grimpons sur un petit bateau à moteur qui nous emmène près des côtes. Nous sautons à l’eau et sommes conquis par la beauté des coraux de ces côtes, étonnement bien préservés et panachés. Les couleurs sont belles ; du bleu, du jaune, du orange… La faune est moins impressionnante qu’à Bali où nous étions vraiment à 20 cm de poissons multicolores mais les coraux sont ici plus variés, on en prend plein les yeux. Après 1h de snorkeling il est déjà l’heure de regagner le voilier direction Whitehaven Beach.

Whitehaven Beach la bien nommée… Nous n’avions jamais vu un sable aussi fin, blanc et immaculé comme neige. La plage est immense et reste assez intimiste. Nous profitons des eaux encore plus turquoises que turquoises pour porter un autre regard sur cette plage. Whitehaven Beach n’a donc pas usurpée sa réputation, vraiment dans le top 3 des plages que l’on a vues.

Il est 14 heures, et les senteurs de barbecue arrivent jusque sur la plage et nous aiguisent les papilles. Nous retournons sur le voilier et dévorons le festin préparé pour nous par l’équipage : steak, saucisses, pain, salades, pommes de terre…. Un vrai délice qu’on apprécie encore plus que cela change de nos repas dans le van !

Nous passerons la fin d’après-midi à voguer vers notre port d’attache. Mère nature nous gratifiera d’un magnifique coucher de soleil pour conclure cette journée de rêve en mer. C’est donc à regrets que nous posons le pied sur le ponton et que nous nous éloignons de notre voilier améthyste.

Nous rentrons en longeant cette mer qui nous aura tant ébloui aujourd’hui. L’avantage lorsque l’on voyage 6 mois, c’est que les au revoir ne prennent jamais le goût amer des adieux, et nous savons que l’île continent que nous parcourons depuis bientôt deux semaines regorge encore de merveilles qui ne demandent qu’à être vues. See you soon donc, comme on dit ici.


Airlie Beach – St Lawrence, Jour 99, 08 octobre 2012

Bon, c’est bien gentil de se pavaner sur de gigantesques voiliers et de compter les grains de sables sur les plages paradisiaques, mais ça ne fait pas trop avancer le schmil blik (notre traitement de texte nous souligne frénétiquement ces deux mots en rouge, il y a une orthographe officielle ?). C’est qu’on a quand même un peu de route à faire nous ! Pas loin de 3000 km, et il nous en reste bien 2300. On va donc s’activer un peu direction plein sud.

Schumi laisse le volant à Hadrien et nous quittons Airlie Beach direction St Lawrence, 350 km plus au sud. Sur les bas côtés, les arbres, plaines gigantesques et kangourous écrasés défilent aussi vite que les kilomètres. Nous arrivons vers midi aux alentours de Sarina, charmante petite bourgade avec une belle plage de sable fin où viennent pondre les tortues ! Nous déjeunons au bord de la plage, prenons le temps d’une petite balade au soleil les pieds dans le sable et repartons.

Schumi est au volant cette fois-ci, et de championne de la vitesse, Marion est passée championne de l’économie d’essence. Il faut dire que notre van est vraiment gourmand. Après une conduite prudente, et « écologiquement responsable », nous arrivons au St Lawrence Recreation Ground conseillé par l’iPhone. En bordure de marécage, l’endroit est un peu poussiéreux mais parfait pour une nuit.

Il est 17 heures, et c’est à ce moment que la journée bascule… Marion a repéré un chemin et vu au loin quelques kangourous. Elle sort Hadrien de sa sieste en trombe et… Vous vous souvenez sans doute de l’opération SEA TURTLE… et bien nous sommes repartis pour l’opération KANGAROO.

17:05 (9:05 GMT) : début imprévu de l’opération KANGAROO

17 : 09 (9 : 09 GMT) : prise d’information auprès d’un campeur Australien ventripotent et à l’accent à couper à la tronçonneuse.

17 :10 (9 : 10 GMT) : rien compris, à part qu’il y a peut être des serpents venimeux dans les herbes au bord du chemin.

17 : 12 (9 : 12 GMT) : le première classe COLMANT émet auprès de la générale PIDOUX l’hypothèse, que peut être, tout chose égale par ailleurs, il serait judicieux de reporter l’opération au lendemain matin compte tenu de l’obscurité tombante et de la présence de faune hostile.

17 : 14 (9 : 14 GMT) : refus catégorique de la hiérarchie de repousser l’opération, menace de poursuite devant la court martiale en cas de non exécution des ordres par le première classe.

17 : 15 (9 : 15 GMT) : Armés de nos appareils photos et caméras, nous nous engageons sur le chemin. La lumière tombe vite. Un kangourou, c’est beige. Et beige sur noir, ce n’est pas très voyant. Générale PIDOUX change de calibre… euh…. d’objectifs tandis que le première classe s’efforce de filmer les animaux bondissant à travers les plaines.

17 : 27 (9 :27 GMT ) : Ralliement du bunker d’avant poste (enfin la cabane en bois au bout du chemin donnant sur les marécages). Observation de cygnes noirs qui n’émeuvent pas plus que cela la générale. Elle est venue voir des kangourous, un point c’est tout.

17 : 32 (9 :32 GMT) : Il fait désormais noir, le première classe COLMANT pense que la pénombre signe la fin de l’opération. La générale PIDOUX fait savoir qu’elle n’est pas satisfaite de l’opération, et que cette dernière sera prolongée le lendemain matin à 5 : 00 (21 : 00 GMT, J-1).

Bonne nuit, donc.


St Lawrence - Boyne River, Jour 100, 09 octobre 2012

Ce 100 ème jour commence de bonne heure, nous sommes sur le pied de guère depuis 6 heures du matin, et malgré les quelques nuages, nous repartons sur notre chemin de traverse à la recherche de kangourous. L’obscurité s’accentue dans le sens inverse de la veille (elle diminue), pour nous laisser apercevoir et approcher quelques marsupiaux à peine réveillés qui nous toisent de loin. Marion est tout à son bonheur de pouvoir approcher à une dizaine de mètre ces animaux emblématiques de l’Australie. Il faut dire que si pour les Australiens voir un kangourou c’est comme pour nous voir un pigeon, nous nous sommes impressionnés par ces bêtes bondissantes au poil beige et à la taille humaine. Et les voir en pleine nature au lever du soleil est tout simplement magique.

Nous reprenons la voiture direction une aire de repos 20 km plus loin qui dispose de douches (décidément cette application iPhone…). Petit déjeuner, douche froide, et c’est parti pour une bonne matinée de route direction Boyne River, camping gratuit au bord d’une charmante rivière que nous atteignons sur les coups de midi.

L’endroit est charmant, nous garons le van sur une crête avec en point de mire la rivière en contre bas. Nous déjeunons, puis passons une après-midi détente avec au programme lecture, mots mêlés (oui, ceux que ma Maman a mis dans ma valise), sieste et balade dans le « bush » environnant. Demain, on continue en direction du sud !


Boyne River – Hervey Bay, Jour 101, 10 octobre 2012

8 heures du matin, allez, c’est reparti ! Nous traversons Childers, et arrivons à Gin Gin lorsque la lumière de la réserve s’allume. On fait le plein, et on repart manger sur une aire en bord de route.

A la base, nous avions prévu de nous arrêter au nord de Brisbane pour la nuit, mais sur la route, nous voyons le panneau pour Hervey Bay et Fraser Island. Marion regarde un peu le Lonely Planet, bon Fraser c’est cher, mais apparemment, le coin est réputé comme étant l’un des meilleurs au monde pour apercevoir des baleines. Et nous sommes en pleine saison ! Allez, changement de plan, direction Hervey Bay. Nous faisons un stop par l’office de tourisme de la ville qui nous conseille sur les excursions et sur un camping abordable.

Nous rejoignons le camping susnommé et réservons une excursion pour le surlendemain, la météo annonçant une tempête pour demain, les bateaux resteront au port. Nous profitons de la fin d’après midi pour nous balader sur la plage d’Hervey Beach qui est visiblement un bon coin de snorkeling.

Avant de nous lancer à l’eau, nous décidons de faire un tour sur le ponton. Bien nous en a pris, car nous avons pu constater de ce fait le nombre impressionnant de méduses dans ces eaux. Tant pis pour le snorkeling ! Nous pouvons admirer les pêcheurs et leurs prises, et sommes même accompagnés d’un majestueux goéland (enfin nos connaissances ornithologiques étant limitées, nous subodorons que ce fut un goéland). Nous passons une bonne heure à regarder ces pêcheurs et nous apercevrons même un lion de mer à l’horizon !

Nous rentrons passer la soirée au camping et en profitons pour prendre et donner des nouvelles de tout le monde. Demain, journée repos !


Hervey Bay, Jour 102, 11 octobre 2012

Le vent souffle lorsque nous nous réveillons. Juste le temps de prendre le petit déjeuner qu’une mauvaise nouvelle nous arrive. La météo s’est détériorée pour le lendemain, notre bateau est annulé ! Aie, nous ne sommes quand même pas venus ici pour rien, nous repoussons donc une nouvelle fois notre périple au samedi. Un jour de break en plus va nous permettre de bien préparer la suite du voyage.

Nous allons faire deux trois courses dans la matinée et rentrons au camping avant que ne commence le déluge ! On comprend pourquoi les bateaux sont restés à quai, une tempête d’une rare violence à balayer toute la ville durant deux heures, nous condamnant à rester abrités toute la journée.

Marion en a profité pour redesigner tout le site. Hadrien a consciencieusement appliqué, on espère que ça vous plait !


Hervey Bay, Jour 103, 12 octobre 2012

Le temps est comme prévu très venteux en ce vendredi d’octobre. Notre excursion ayant été repoussée au samedi, nous passons la journée au camping. Au programme, bon repas (on a acheté une bonne viande, les pâtes on sature !), discussion avec des backpackers, repos au bord de la piscine et siestes dans les hamacs.

Marion peaufine la préparation du Pérou. On ne tarde pas à aller se coucher, demain, cette fois-ci on voit les baleines !


Hervey Bay, Jour 104, 13 octobre 2012

Enfin ! Le jour J est arrivé, nous pouvons le dire, nous l’aurons méritée cette excursion ! Nous nous levons, déjeunons et nous douchons rapidement avant de sauter dans le bus de la compagnie à 7h30. Nous ne le savions pas, mais le bateau sur lequel nous embarquons est une toute petite entreprise familiale. C’est donc le fils qui nous conduit en bus jusqu’à l’embarcadère, l’équipage du joli voilier étant composé de sa petite amie, de son neveu et de son père. Ce dernier est le capitaine de ce fier catamaran et répond au nom de Harry. Nous ne sommes que douze passagers, l’ambiance est véritablement bon enfant, les blagues de Harry fusent tandis que nous attendons les derniers passagers.

Tout le monde est prêt, nous partons enfin en mer. Au programme, navigation de deux heures dans la baie pour s’approcher des baleines, déjeuner, « boom netting » (on jette un filet à l’arrière du bateau et on se laisse trainer ) et arrêt à Pelican Bay pour un dernier bain.

A peine parti, Harry sort une canne à pêche et jette une ligne à l’arrière du bateau. Nous nous installons pour notre part sur les filets du catamaran. Le soleil inonde un ciel bleu immaculé, la température est idéale, l’ambiance est familiale, bref, la journée s’annonce idyllique. Nous finissons de nous réveiller avec un café et des petits gâteaux quand le bateau freine brusquement et que les passagers s’amassent à la poupe. La canne à pèche se plie, la ligne est tendue à l’horizontale, ça mord comme on dit dans le jargon ! Le capitaine commence à remonter la ligne et laisse le soin à un jeune hollandais de finir le travail. Notre ami échouera malheureusement à remonter un beau maquereau que nous apercevrons juste. Nous reprenons notre route, les yeux plantés sur l’horizon à la recherche de geysers de baleines. La ligne se tend à nouveau, et cette fois-ci, c’est Marion la bretonne qui s’y colle. Et bien le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas fait honte à sa région d’adoption ! Avec une technique et un style peu académique certes, mais somme toute d’une efficacité rare, Marion ramène un point pour la France en extirpant à bout de bras un maquereau de 70 cm de longueur pour deux kilos de poids. Une belle prise ! Le capitaine, bon joueur, nous laissera même emporter la bête pour le repas du soir. Nous y reviendrons.

Nous voguons encore une bonne heure et apercevons enfin au loin notre première baleine. Une immense masse noire sort à moitié de l’eau à une vingtaine de mètres de nous, c’est déjà impressionnant mais Harry nous explique que d’ici 30 minutes, nous devrions en voir plus car c’est l’heure où elles commencent à jouer. Et en effet, une heure plus tard, nous suivons à une dizaine de mètres une baleine et son baleineau. Nous sommes gâtés, selon Harry c’est extrêmement rare ! Le « petit » fait déjà 5 bon mètres, se nourrit de 900 litres de lait par jour et prend la bagatelle de 600 kilos par jour en moyenne.

Nous déjeunons autour d’un superbe buffet à volonté. Nos assiettes à peine finies, les deux baleines que nous suivions depuis le matin s’approchent de la poupe du bateau. Selon Harry elles viennent rarement auprès des bateaux mais le baleineau doit être curieux et attire donc sa maman vers nous. Elles ne sont qu’à un mètre de nous ! Quel spectacle que de voir ce géant des mers frôler notre embarcation. C’est majestueux, c’est une merveille de la nature et c’en est presque émouvant. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises car 1 heure plus tard, ce ne sont plus deux mais trois baleines qui nous ont offert un ballet de 10 minutes autour du bateau. La troisième baleine est en fait « l’escorte » de la maman et du petit, elle nage en dessous et remonte à la surface en cas d’attaque. Marion assure qu’il s’agit en fait du papa baleine qui a rejoint maman baleine et bébé baleine. Soit. La troisième est en effet encore plus gigantesque que les deux premières, tout requin serait à notre avis bien mal avisé de s’attaquer à ce trio là ! Toujours est-il que nous aurons même la chance d’apercevoir la tête du baleineau hors de l’eau, trop mignon ! Le trio fait trois tours de notre bateau et repart… On a du mal à croire ce que l’on a vu.

Il est déjà l’heure de prendre le chemin du retour. Harry sort le filet pour la partie de « boom netting ». Hadrien se jette le premier dans les cordes, c’est amusant mais il faut avoir le maillot de bain bien attaché, Marion en fera les frais quelques minutes plus tard. Mais on n’a rien vu, le capitaine l’a juré !

A quelques miles de la côte, nous nous arrêtons à Pelican Bay, bandeau de sable bordé par des eaux turquoises merveilleuses, un vrai morceau de désert en pleine mer, un bout de paradis dans l’océan. Nous courons comme des fous sur cet îlot de sable, un vent de liberté dans le dos.

Nous rentrons au port avec Marion à la barre (décidément elle aura tout fait aujourd’hui). Nous quittons à regret notre bateau et son équipage familial qui nous aura fait passer une délicieuse journée. Nous repassons par le camping pour prendre une dernière douche et mettre la pèche du jour au frais. Nous prenons la route direction Tiaro et son camping gratuit à 60 km de là. La course contre les kangourous commence, nous devons absolument arriver avant la tombée de la nuit pour éviter le risque important de collision avec nos amis bondissants. Hadrien s’empare du volant et roule à toute allure jusqu’à destination. Ouf ! Juste à temps.

La dernière épreuve du jour commence. Avoir pêché un maquereau de 2 kilos, c’est bien, savoir le manger, c’est encore mieux ! Puisque nous respectons la parité dans notre couple, Marion l’a attrapé, Hadrien le cuisinera. Enfin essayera. Car pour être franc, il a du rater le cours découpe de maquereau pour débutant. Heureusement que la bête était conséquente, car il y a eut du gaspillage..! Mais bon, nous sommes malgré tout arrivés à nous sustenter d’un délicieux maquereau au barbecue à l’huile d’olive accompagné de son riz basmati. Excusez du peu, et bonsoir chez vous !


New Italy, Noosa, Byron Bay, Jour 105, 14 octobre 2012

Nous nous levons une fois de plus avec le soleil avec des rêves de baleine encore plein la tête. Pendant le petit déjeuner, nous rencontrons un couple d’anglais qui voyage depuis deux ans et demi ! Nous sommes, en comparaison, de petits joueurs ! Ils viennent de passer une semaine à Noosa, à 100 km de là, et nous conseillent vivement le camping gratuit en bord de plage. Pourquoi pas, après tout, il nous reste assez de temps pour descendre dans le sud après.

Nous reprenons donc la route, Hadrien toujours au volant et nous rendons à Noosa. Nous sommes un peu déçus, et la ville est un peu trop chic pour notre van de hippie, nous détonnons un peu au milieu des mercedes ! Nous reprenons donc la route vers le sud, passons Brisbane et ses deux fois quatre voies, mangeons dans la ville de Tweed Head et passons à Byron Bay, haut lieu de la culture hippie-chic en Australie. La baie est vraiment magnifique, quelques surfers parachèvent de manière élégante le tableau. Cependant, la ville en elle-même n’a que peu d’intérêt, le hippie-chic ayant visiblement cédé sa place au hippie-touristique-buvanttoutcequonpeut-onalescheveuxlongsetgrasetcestcool. Marion en profite pour perdre le cache de l’objectif de l’appareil photo dans les rochers bordant la plage, au moins, c’est fait !

Nous roulons encore deux bonnes heures (on commence à en avoir plein les pattes, on a roulé au moins 7 heures aujourd’hui) pour atteindre l’aire de repos de New Italy, en bordure de route certes, mais élégamment arborée et possédant un petit musée sur l’histoire de l’immigration de 400 italiens (d’où le nom de l’aire). Hadrien s’écroule à 18 heures après cette journée de voiture tandis que Marion discute avec un routard Australien et un allemand faisant le tour de l’Australie à vélo pendant un an !


Dorrigo National Park, Jour 106, 15 octobre 2012

Nous avons bien roulé hier, Sydney n’est plus qu’à 500 km. Nous décidons donc de faire une petite escapade au Dorrigo National Park, soit un détour de 80 km. Nous sortons de l’autoroute et prenons une charmante route de campagne pour une trentaine de kilomètres. Le changement est radical, les champs vallonnés s’étendent à perte de vue, le vert de l’herbe et le bleu du ciel sont tachetés des couleurs de centaines de fleurs et d’arbres. Bref, on croirait retrouver notre chère campagne française. La route se poursuit dans la montagne pour 15 km et devient très sinueuse, Hadrien sacrifiera au bout de 5 minutes à la tradition paternelle de « grève des tournants », ce qui nous assura une bonne partie de rigolade.

Nous arrivons à l’entrée du parc à midi, déjeunons sur une superbe aire de piquenique au milieu de la forêt assez calme malgré la présence plutôt envahissante de quatre dindons. Entreprenantes ces bestioles, elles voulaient manger notre bout de gras ! Nous passerons notre après midi à nous balader au milieu de la forêt tropicale et des cascades, nous ferons d’ailleurs la rencontre d’un lézard géant d’un bon mètre qui nous a ouvert la route pendant dix bonnes minutes. Impressionnant ! Marion a bien pensé à son cousin Hector car le lézard avait de faux airs de dragon de Komodo dont il lui avait chaudement recommandé de ne pas s’approcher.

Nous repartons passer la nuit sur une aire de repos repérée en contre bas avant de continuer notre descente vers le sud le lendemain.


Dorrigo National Park - Coopernook Forest, Jour 107, 16 octobre 2012

Levés comme toujours de bonne heure, nous déjeunons rapidement avant de nous rendre aux chutes d’eau de Dorringo pour une dernière balade matinale. Ces chutes à deux kilomètres de la ville sont particulières en raison de leur proximité de la campagne, vraiment sympa.

Nous reprenons la route et nous arrêtons à Port Macquarie pour manger et éventuellement dormir. On l’espérait, mais un gros panneau « No Camping » se dresse en bord de plage. Tant pis pour nous, nous profiterons du soleil, du sable et de la jolie aire de repos seulement du temps de midi. Après avoir avalé notre énième plat de pâtes (nous inventons toutes les variations possibles autour de la pâte, croyez-nous), nous nous dirigeons vers… l’hôpital des koalas. Nous l’avouons, nous sommes en fait venus à Port Macquarie pour cela, un koala, c’est trop mignon. Nous passerons une heure et demie en compagnie de ces marsupiaux aux histoires singulières et serons véritablement surpris par l’implication des bénévoles. Le koala n’est pas une espèce menacée, mais les moyens mis en place pour aider ces animaux victimes d’accidents de la route, de feus, ou encore d’attaques de chien sont considérables. Malheureusement, nous ne pourrons pas en ramener un à la maison. Désolé.

Nous partons donc de Port Macquarie, longeons la côte et après s’être quelque peu perdus, nous retrouvons dans la forêt de Coopernook, principalement composée d’eucalyptus géants. Une aire de camping se cache des novices (mais pas de notre application) en plein milieu de la forêt. Nous passerons donc la fin d’après-midi la tête dans les arbres bercés par le chant de centaines d’oiseaux. Que c’est beau, et que c’est reposant !


Coopernook Forest – Lac Macquarie, Jour 108, 17 octobre 2012

Nous sommes réveillés par le chant des oiseaux mêlé à la douce lumière du soleil édulcorée par les feuilles d’eucalyptus qui pénètrent par le toit ouvrant de notre van. Nous déjeunons et partons pour une balade matinale d’une heure au milieu des eucalyptus accompagnés de Max, le chien d’un des campeurs qui avait visiblement envie lui aussi de se dégourdir les jambes ! Les chemins en terre battue contrastent joliment avec le vert des eucalyptus géants, le calme règne en maitre durant ces heures matinales. A peine serons nous dérangés par un camping car reprenant la route.

Nous ne tarderons pas à l’imiter, et la suite de la journée sera un peu moins enchanteresse, puisque nous passerons l’après-midi dans un Mac Donald près de Newcastle pour recharger les batteries de nos divers et variés appareils électroniques. Nous nous autorisons une folie, un repas au Mac Donald, ce sera le seul restaurant de notre séjour australien !

Après avoir mis à jour le site et fait le plein d’électricité, nous quittons notre Mac Donald et rejoignons Lake Macquarie, situé à un peu moins de 150 km de Sydney. L’aire de camping jouxte le grand lac d’un plat absolu. Nous installons notre table au bord de l’eau, allumons quelques bougies, et malgré la simplicité du repas, le moment est simplement lumineux. Nous sommes quasiment seuls pour profiter de ce cadre idyllique qui s’offre à nous. Nous finissons la soirée au chaud dans notre van autour d’un petit film. Demain, dernier jour avant Sydney !


Lac Macquarie, Jour 109, 18 octobre 2012

Nous nous réveillons tard, très tard même pour une fois, puisque nous commencerons la journée par le déjeuner. Nous lézardons un grand moment au soleil au bord du lac avant d’aller faire un brin de toilette (enfin surtout un shampoing, une semaine ça commence à faire) car nous avons repéré un robinet en plein air ! Nous partons en milieu d’après-midi pour une balade autour du lac. Les vacances scolaires sont désormais terminées, nous sommes absolument seuls sur le chemin côtier.

Nous arrivons à une petite station hydraulique ou deux papis pêcheurs rivalisent avec les pélicans/goélands (nous ne savons toujours pas ce que c’est, si vous pouvez nous aider, vous savez, les oiseaux au long bec à une poche dessous qui sont friands de poisson …) pour attraper les poissons.

Nous continuons jusqu’à une magnifique clairière en bord de lac ou d’extravagantes formations rocheuses sortent de l’eau. Nous restons là une bonne heure à méditer avant de prendre le chemin du retour tandis que les rayons du soleil se font de plus en plus rasants.

Nous profitons de notre dernier repas pour finir les restes, Marion prépare les sacs et nettoie le van comme une chef. Il ne nous reste plus qu’à nous endormir une dernière fois dans notre boite de taule que nous regrettons déjà.


Lac Macquarie - Sydney, Jour 110, 19 octobre 2012

Nous ne savons pas pourquoi, nous ne sommes qu’à 150 km de Sydney, et pourtant nous avons eu le sentiment que nous devrions partir tôt, vers 8 heures du matin. Le déroulement de la journée nous aura donné raison.

Première épreuve, le numéro d’équilibriste avec le carburant. Contre toutes les lois de la logique, contre tout bon sens, notre loueur de van souhaite que nous ramenions le van avec le réservoir…vide. Super pratique donc. Nous avions essayé de calculé au mieux la quantité d’essence dont nous aurions besoin, mais à 60 km de Sydney, nous devons nous rendre à l’évidence, la réserve est allumée depuis 20 minutes, il nous faut trouver de l’essence. A priori, rien d’impossible, mais il était difficile de prendre plus de mauvaises décision à la suite… Mauvaise sortie, mauvaise ville, 40 km de route dans la montagne à faire avec la peur que la voiture nous lâche au milieu d’une montée, pour finalement arriver à Gosford, ville que nous aurions pu rejoindre 1 heure plus tôt via une sortie d’autoroute. Et pour couronner le tout, la première station service que nous croisons est fermée pour travaux… Bon, nous trouvons finalement de l’essence et reprenons notre route direction Sydney. Bilan, pour avoir assez d’essence pour faire 60 kilomètres, nous avons fait un détour de 80 kilomètres. C’est qui les meilleurs ?!

Deuxième épreuve, se repérer dans Sydney. Marion avait sérieusement étudié le plan, qui avait du changer dans la nuit, car nous avons du tourner au bas mot deux heures et demie dans Sydney avant de se rendre compte que la rue cherchée était proche de l’endroit par où nous sommes arrivés. Bref, que de péripéties, mais nous arrivons finalement à rendre le van, tout est ok, nous nous ferons rembourser la caution par virement, parfait !

Nous prenons un métro puis un bus direction Maroubra Beach pour retrouver Emma et Keith, les cousins de Marion qui vivent à Sydney, ainsi que leurs deux adorables petits, Olivia et James. Nous rejoignons la petite famille pour un tour au parc, allons admirer les derniers surfeurs sur la plage avant de déguster un succulent repas Thai. Que de confort après trois semaines de van, nous sommes vraiment reçus comme des rois ! Demain nous partons à la découverte de Sydney.


Sydney, Jour 111, 20 octobre 2012

Après une super nuit dans un lit chaud, douillet et confortable, nous prenons un bon petit déjeuner avec du beurre Président (oui oui !) avant de démarrer la journée. Emma nous dépose au métro et nous rejoignons le port au centre de Sydney. Nous admirons le fameux Harbour Bridge et l’opéra non moins célèbre avant de sauter dans un ferry direction Manly Island. Il fait grand beau, et la vue de la baie de Sydney depuis le bateau est incroyable, entre l’Opéra et le Harbour Bridge.

Nous arrivons à Manly Island, déjeunons notre pique nique préalablement acheté au bord de la plage, et entamons une balade de 10 kilomètres le long de la côte. Les paysages varient entre plages, rochers, et végétations de bords de mer. Nous croisons de nouveau quelques lézards et finissons la balade au Spit Bridge. Nous reprenons le bus direction le port et trouvons un bookshop où échanger nos guides sur l’Australie contre de nouveaux bouquins, nous avons découvert ce système super pratique qui nous permet d’avoir de la nouvelle lecture tout le temps.

Nous rentrons ensuite chez Emma et Keith qui ont préparé un succulent barbecue Australien ! Bœuf tendre, saucisses, pommes de terre frites, bon vin… Quel festin après nos trois semaines de boîtes de conserves dans le van !

Après ce dîner super sympa où nous avons bien papoté, nous partons nous coucher. Dire que demain c’est déjà notre dernier jour en Australie…


Sydney, Jour 112, 21 octobre 2012

Aujourd’hui, c’est grasse matinée ! Après trois semaines au rythme du soleil, dormir jusqu’à 10 heures nous fait le plus grand bien. Nous prenons le petit déjeuner en compagnie de Keith, Emma étant déjà à la plage avec les enfants.

A leur retour, Keith nous propose gentiment de nous emmener du côté de Bondi Beach pour effectuer la balade côtière d’une bonne heure et sentir vraiment ce qu’est le mode de vie à l’Australienne. Nous arrivons, la plage est bondée de surfeurs blonds bodybuildés qui s’adonnent à leur sport de glisse favoris. Les stands de hot dog et de sandwichs s’étendent tout au long de la plage. Les familles australiennes se retrouvent par centaines autour de pique niques bien étudiés : glacière, nappe, parasol, coupes de champagne, vin… il ne manque rien !

Nous commençons la balade sur les falaises de Bondi Beach. Le temps est couvert mais il fait chaud et nous profitons de cette balade en bord de mer pour nous détendre et admirer une dernière fois les paysages australiens. Nous déjeunons un bon fish and ships local à Cogee Beach avant qu’Emma viennent nous chercher. Nous partons faire les courses, car ce soir, Hadrien cuisine son fameux risotto maison !

Ca y est il est l’heure de nous mettre en cuisine. Hadrien prépare l’entrée (verrines italiennes au pesto, parmesan et tomates) et Marion le gâteau au chocolat avec l’aide de ses deux petits cousins qui prennent leur devoir très au sérieux ! Après ce bon dîner, nous mangeons et allons nous coucher rapidement, la journée de demain commencera tôt pour rejoindre le Pérou. Ce séjour nous aura laissé de supers souvenirs et aura clôt en beauté notre séjour australien. Merci encore à vous Emma et Keith !