Pas à pas, pays par pays, le récit de nos aventures

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Bangkok –Bali, Jour 71, 10 septembre 2012

Plus qu’un jour de transit qui doit nous mener vers Bali et ses plages de rêves. On saute dans le taxi à 6 h du matin, et prenons notre avion direction Singapour où 6 heures d’escales nous attendent. Après avoir fini notre nuit dans l’avion, nous rattrapons notre retard sur le site internet et sur l’organisation du voyage dans l’aéroport ultra moderne de Singapour où boutiques de luxes et restaurants branchés rivalisent.

Finalement, Bali ne sera peut être pas aussi farniente que prévu, on se laissera surement tenter par l’ascension du Rinjani, plus haut volcan d’Indonésie, culminant à 3700 mètres, quand même ! Mais d’abord, repos quelques jours sur les iles Gili…bref on a hâte d’y être !

On monte dans notre deuxième avion direction Bali vers 18h30. Marion fait la rencontre d’une avocate australienne qui vient passer 3 jours à Bali et qui a des avis plutôt, comment dire, un peu faciles sur la politique française… Prenez des clichés américains, multipliez les par 250, ça donnait à peu près ça. Discussion intéressante et assez drôle en somme. L’arrivée à l’aéroport ne fut pas de tout repos. L’australienne propose (gentiment il est vrai) à Marion de demander au chauffeur de l’hôtel de son mari de nous déposer à notre Guest House… Mouais, Hadrien ne sent pas trop le coup, d’autant plus que le taxi reviendrait à quelques euros. Mais bon, Marion étant toute à la joie de s’être faite une nouvelle amie, nous passons donc les contrôles de sécurité, attendons notre australienne et rejoignons son chauffeur. Mais là, malheureusement, l’affaire s’est avérée plus compliquée que prévue : le chauffeur de l’australienne étant privé, il ne connait pas notre guest house et demande à les appeler avec le téléphone d’Hadrien, on paiera donc en téléphone surement l’équivalent de deux fois la course de taxi ! Et nous avons du mettre deux fois plus de temps, le chauffeur s’arrêtant tous les deux cents mètres pour demander sa route… Hadrien est un peu désespéré par le « bon plan » de Marion mais au final cela nous aura permis de prolonger notre discussion avec l’australienne qui nous a promis quelques douches sur notre périple en van au pays des kangourous ! Arrivés à Kuta, la guest house est plutôt sympa, et après avoir grignoté dans la rue principale nous profitons des quelques heures de sommeil avant le départ qui s’annonce matinal pour les Gili le lendemain.


Bali - Gili T, Jour 72, 11 septembre 2012

Et matinal, le départ devait l’être puisque la compagnie de bateau nous avait indiqué venir nous chercher entre 6h30 et 7h15 à la guest house… Sauf que ça, c’était l’heure normale pour le bateau d’avant, mais de bien avant… Un rapide calcul vous fera donc conclure que nous nous sommes levés…3h30 trop tôt ! Merci la compagnie de bateau ! Heureusement que le mail pour le moins « autoritaire » de Marion nous a voulu le remboursement total de l’un des billets ! Le van de la compagnie vient nous chercher à 10h (on est levé depuis 5h30, on a dormi 9 heures en deux nuits, on est un peu dans les choux) et nous emmène à l’embarcadère. Nous prenons le bateau rapide vers 13h30 et commençons le trajet de une heure et demie qui doit nous amener sur Gili Trawangan, première des trois iles Gili.

Le trajet fut lui aussi mouvementé. Une forte houle déchirait la mer, le bateau tanguait vraiment fort. Malgré les vitres fermées, Marion finira complètement trempée et Hadrien avec quelques belles sueurs froides et un bon mal de mer…! Mais vers 15 heures, nous atteignons enfin notre destination. A l’ancienne, on débarque directement sur la plage, les pieds dans l’eau. La plage à l’eau cristalline nous tend les bras sous une belle lumière et l’on tombe tout de suite sous le charme de cette belle île. On récupère nos bagages et nous mettons en quête d’un hôtel. Un rabatteur nous propose de visiter le sien. Allez, ça n’engage à rien ! Près de la rue centrale, nous découvrons cinq bungalows au calme, tous de couleurs différentes, tout confort, tout moderne, bref le paradis. On prend, sans hésiter. La salle de bain à ciel ouvert en galets blancs et la terrasse avec hamac viennent s’ajouter au charme de l’endroit : c’est bon on est bien sur Gili !

Nous posons les sacs et partons directement à la découverte de l’île. On trouve un bar idyllique en bord de plage pour admirer le coucher de soleil sur Bali. Allongés sur des matelas, une bière à la main, du reggae old school dans les oreilles, on admire le spectacle. Ce ne fut pas de tout repos d’arriver là, mais ça valait le coup ! On se couche vers 20h, épuisés des dernières journées et contents d’avoir devant nous une bonne nuit pour récupérer.


Gili T, Jour 73, 12 septembre 2012

Après une nuit de 12 heures, nous voila frais et dispo. Super petit déjeuner sur notre terrasse à base de délicieux pancakes à la banane et c’est parti pour la plage. Sur le chemin, nous nous renseignons pour les bateaux partant pour Gili Meno, deuxième escale où nous voulons nous rendre demain. Nous décidons par la même occasion d’acheter masques et tubas pour le « snorkeling » (plongée avec masque et tuba). On va surement beaucoup s’en servir ici et en Australie, alors autant acheter ! Après une belle négociation de Marion, nous voila équipés comme des pros. Nous marchons le long de la plage de sable blanc pour rejoindre le nord de l’île, trouvons une pagode tenue par un rasta cool qui nous indique deux chaises longues sous un toit de paille. En nous apportant la carte il nous enjoint à y aller « slowly slowly », c’est le rythme ici ! On se détend quelques instants puis décidons d’aller explorer les fonds marins…

…avant de regagner une première fois les chaises longues, parce que les coraux, ça piquent énormément ! Impossible d’y aller sans chaussures. Nos tongs feront bien l’affaire, et cette fois-ci c’est la bonne, on admire les poissons multicolores et multi tailles, les coraux ondulant au rythme de l’eau. On se relève pour se dire qu’on ne rêve pas, qu’on est bien là au milieu de trois dégradés d’eaux bleues, dont un turquoise à couper le souffle. Le bleu profond marque la fin des coraux, début d’une véritable falaise sous marine, le relief est impressionnant.

A noter que Marion maitrise mieux la technique de la tong qu’Hadrien, elle ressort de l’eau avec les siennes, Hadrien ne ramènera que la tong droite et sera obligé de racheter une paire neuve… Nous reprenons notre tour de l’île, nous arrêtons pour manger au bord de la plage puis nous octroyons une heure de sieste avant de repartir pour une heure et demie de snorkeling dans des fonds marins toujours aussi limpides et somptueux.

Nous finissons le tour de l’île en se promenant main dans la main sur des plages romantiques au soleil couchant, on est presque seul au monde, le bonheur ! On retrouve notre bar de la veille pour un nouveau coucher de soleil. Sur le chemin du retour, la chance nous sourit puisque nous trouvons, abandonnée sur le bord du chemin, une tong gauche en bon état ! Bon c’est du 44, ce n’est pas la même couleur que la droite, mais pour se baigner ça conviendra très bien. Tout est bien qui finit bien.

Nous mangeons un bon barbecue de la mer avant de retrouver notre petit nid douillet pour la dernière nuit sur Gili T ! PS : les photos arrivent demain !


Gili Meno, Jour 74, 13 septembre 2012

Nous dégustons pour la dernière fois le bon petit déjeuner de notre hôtel avant de nous rendre à l’embarcadère de Gili T pour prendre le bateau de 9h30 afin de nous rendre sur Gili Meno. A priori, le trajet ne doit pas être bien long, un bon nageur peut même passer sans problème de l’une à l’autre. La montée à bord se fait comme toujours directement sur la plage, les pieds dans l’eau, ça rajoute du charme à ces iles qui n’en manquent déjà pas ! La traversée, bien que courte, sera assez mouvementée, le bateau est secoué comme une coquille de noix, et nous apprendrons en lisant notre guide que les accidents de bateaux sont assez fréquents, pas très rassurant ! Malgré tout, nous arrivons sur Gili Meno environ un quart d’heure après le départ. Meno est beaucoup plus petite que sa grande sœur Trawangan, et ici, qu’on se le dise, tout n’est que luxe, calme et volupté. Le rythme est bien moins effréné que sur Gili T, il règne une atmosphère très sereine, bref, la vraie détente au programme.

Il n’y a pas de transport sur l’ile, et nous avons repéré des bungalows affleurant une plage de rêve et des eaux turquoises de l’autre côté de l’ile. Marion part en repérage tandis qu’Hadrien surveille les bagages dans un café sur le port. 1h30 plus tard, Marion revient et annonce avoir déniché un petit coin de paradis. Mais le paradis, ça se mérite ! Nous devons donc marcher une demi-heure avec nos sacs sur le dos pour rejoindre la plage du nord ouest de l’ile et le Good Heart bungalows, nom de notre demeure pour les deux prochains jours. Une hutte en paille, un filet d’eau pour simple douche et des toilettes en plein air, tout ça à 2 mètres de la mer, le rêve ! /p>

Il faut bien l’avouer, si le paradis ne ressemble pas à ça, l’architecte de l’Eden devrait revoir ses plans. Une plage de sable fin et de coraux séchés, une eau des plus turquoises, quelques cabanes au toit de paille surélevées avec matelas et tables en bambou, un bar, une pagode en guise de restaurant, et à quelques mètres, notre bungalow avec son et image sur la mer. Rustique, simple, mais ici le nécessaire devient presque superflu. On a envie de vivre le cœur planté dans le sable, un jus de banane à la main, les yeux perdus dans le bleu de l’océan… On y passerait la journée, d’ailleurs on y a passé toute notre journée. On s’allonge à l’ombre des cabanes, on ne cesse de se dire que c’est trop beau pour être vrai. On s’assoupit, et pour une fois, lorsqu’on se réveille, le rêve continue. Un peu de snorkeling, car les fonds marins sont aussi somptueux que la surface, puis à nouveau repos. Les derniers rayons du soleil réchauffent l’atmosphère quand nous décidons d’aller diner un peu plus haut sur la plage, les pieds dans le sable. Petite frayeur, Hadrien avait laissé tomber les clefs du bungalow dans le sable, mais Marion aka « œil de lynx », les retrouve après quelques minutes de recherche. La cuisine indonésienne est délicieuse, légumes crus et viandes en sauce d’arachides, on se régale !

Equipés de notre lampe torche, nous reprenons le chemin de sable pour parcourir les 300 mètres nous séparons de l’hôtel. Le ciel s’est paré de ses plus beaux diamants, des milliers de paillettes scintillent dans la nuit, bien aidées par la quasi absence de lumière sur toute l’île. C’est magnifique, on reste de longues minutes le nez planté dans les étoiles. Décidément ici, le jour, la nuit, sur terre ou sur mer, absolument tout partout et tout le temps confine au merveilleux. On se demande encore comment nous allons pouvoir quitter cet endroit. Ce dont on est sur alors que le sommeil nous gagne, c’est que nous reviendrons avec les gens que nous aimons, car la beauté a cette particularité de grandir au fur et à mesure qu’elle est partagée.


Gili Meno, Jour 75, 14 septembre 2012 : OPERATION TURTLE SEA

8:02 am (1:02 GMT) : le réveil sonne, l’opération TURTLE SEA débute.
Nom de code : TURTLE SEA
Objectif : repérer, appréhender, interroger (ouais enfin bon nager avec) une tortue de mer
Moyens à disposition : masque, tuba.
8 :34 am (1 :34 GMT) : prise du ravitaillement pré opération, féculents, banane, café.
8 :47 am (1 :47 GMT) : briefing pré opération, répérage des lieux d’intervention, synchronisation des montres, rappel des noms de code et définition des alertes à la tortue.
9 :12 am (2 :12 GMT) : mise en mouvement des troupes en direction du point alpha.
9 :15 am (2 :15 GMT) : retour des troupes au camp de base du à un problème matériel (visiblement, défaut de fabrication du haut de maillot de bain de Marion dont la fermeture a explosé en marchant)
9 :19 am (2 :19 GMT) : nouveau départ des troupes, le moral est toujours au beau fixe.
9 :30 am (2 :30 GMT) : arrivée à l’avant poste du point alpha, installation dans la cabane en bois du Diana’s café, mise en place de l’équipement.
9 :34 am (2 :34 GMT) : mise à l’eau.
9 :50 am (2 :50 GMT) : après plusieurs tentatives infructueuses, une fuite d’eau dans le masque d’Hadrien, et quelques écorchures sur les coraux, Hadrien lance le signal et hurle un puissant « TORTUE » (on sait, on a déjà fait plus original comme nom de code pour signaler qu’on a vu une tortue…). En quelques secondes, Marion jaillit et dégaine sa caméra. Note condition physique et notre entrainement exceptionnel nous permettent de suivre sans aucun souci le géant des mers. Bon d’accord, en fait les tortues ne volent pas leur réputation, elles sont vraiment très lentes.
10 :24am (3 :24 GMT) : fin de l’opération TURTLE SEA.
Statut de l’opération : succès.

Ce fut épique, mais on sera arrivés à nager avec une tortue ! C’est un souvenir inoubliable, à jamais gravé. Quelle grâce, quelle sérénité, et dans ces fonds marins magnifiques, quel spectacle ! Nous avons même été obligés de nous reprendre, sinon nous suivions la tortue jusqu’au large. On aura même la chance, plus tard dans la matinée et dans l’après midi sur une autre plage, de nager avec d’autres tortues, dont une qui passait vraiment à 50 cm de nous (on est entrain de voir comment mettre les vidéos sur le site, restez branchés). Bref c’était féérique !

Nous avons profité du temps de midi pour organiser avec une agence locale notre montée du volcan Rinjani pour le surlendemain. Nous quitterons donc le paradis de Gili Meno demain à 15h30… Nous retournons diner dans notre restaurant sur la plage, et en ce vendredi soir l’animation est au rendez-vous puisque le propriétaire du restaurant à organisé une course de Bernard-l’hermite ! Pour le prix d’une bière, vous pouviez parier sur le crustacé de votre choix et remportez autant de bières qu’il y a de perdants. Certains ont du finir très souls ou avec beaucoup d’amis ! Nous terminons notre bon repas et rentrons nous coucher sous le ciel toujours étoilé. Nous avons encore une demi-journée pour profiter de Gili Meno avant de partir pour Lombok et à la conquête de son impressionnant volcan !


Gili Meno - Lombok, Jour 76, 15 septembre 2012

Dernière matinée sur Gili Meno avant d’embarquer pour Lombok et d’affronter le terrible volcan Gurunj Rinjani. Nous nous levons de bonne heure pour profiter une dernière fois d’un délicieux pancake à la banane devant notre plage paradisiaque. Vers 9h30, nous finissons nos sacs et quittons, non sans regrets notre charmant bungalow. Une bonne demi-heure de marche sacs sur le dos pour traverser l’île, et nous retrouvons le Rinjani Trek Center où nous déposons nos sacs. Nous rejoignons à pied la partie nord est de l’île, la dernière sur laquelle nous n’avons pas encore snorkelé (promis ce mot rentrera prochainement dans le dictionnaire).

Enfin tout le monde ne snorkelera pas, Marion subit en effet le contre coup de l’opération Turtle Sea. Son dos ressemble à un monochrome de Klein version rouge sang, et les litres de Biafine apposés pendant la nuit n’y ont rien changé. Ne préférant pas tenter le diable et surtout le cancer de la peau ou la brulure au troisième degré, elle préfère rester à l’ombre d’une hutte, pendant qu’Hadrien (qui rappelons le, a le teint naturellement hâlé et qui de ce fait ne craint pas les rayons du soleil, quel homme !) explore pour une dernière fois les fonds marins armé de son masque et de son tuba. L’occasion pour lui de faire face à une énorme masse pisciforme, un poisson géant, d’au moins un mètre cinquante de long, noir comme la mort, les dents acérées comme des lames de rasoir et l’œil, quoique vitreux, agressif.

L’homme et la bête se tournent autour, se jaugent en se demandant jusqu’où cette confrontation va les mener. Le crustacé se fixe, Hadrien lui fait comprendre qu’il ne lâchera rien. Sentant la probabilité de finir en filet pané s’agrandir au fil du temps, le poisson prit finalement la sage décision de fuir. Dans son immense mansuétude, et parce qu’il était dans un bon jour, Hadrien lui laisse la vie sauve, et ne poursuit pas le fuyard. Le déshonneur sera une punition suffisante pour cette fois-ci.

C’est dons conquérant qu’Hadrien ressort des eaux tumultueuses pour s’octroyer un repos bien mérité. Après un déjeuner riche en sucres lents, nous rejoignons notre agent de voyage qui doit lui aussi se rendre sur Lombok. Il a spécialement affrété un bateau pour nous, nous nous retrouvons donc à trois sur un long bateau. Le voyage est toujours aussi agité, on manque de chavirer à chaque traversée, l’angoisse est vraiment pesante. Nous arrivons sur Lombok, un chauffeur nous attend pour nous amener à Senaru, point de départ de l’ascension du Rinjani. Sur la route, nous croisons de magnifiques paysages de rizières entrecoupées de cocotiers : ce n’est a priori pas très harmonieux, et pourtant que c’est beau ! Nous tombons aussi sur deux cortèges de mariages claironnant à tût tête sur la route : beaucoup de couleurs, beaucoup de musiques et des sourires à revendre, on avait envie de partager leur joie.

En arrivant à Senaru, nous nous installons dans notre guest house et faisons la rencontre de trois australiens, dont une en couple avec un Indonésien. Nous profitons de la fin d’après midi pour faire un rapide tour dans la campagne environnante et vers un temple animiste avec nos nouveaux amis, dinons avec eux avant d’aller se coucher. Demain, départ à 6h30 pour une première journée de 10 kilomètres jusqu’au camp de base. Visiblement le trek est très éprouvant physiquement, et vu d’en bas, la montagne parait vraiment impressionnante. Un peu d’appréhension et beaucoup d’envie se mêlent à la veille du départ.

PS : toute présomption sur l’auteur de ces lignes est complètement fortuite, tous les faits relatés n’expriment que la stricte réalité.


Mont Rinjani - Lombok, Jour 77, 16 septembre 2012

Levés par le chant du coq, nous petit déjeunons à 6h30 sur la terrasse de notre guest house. Notre guide vient se présenter à nous, dès que nous sommes prêts, nous pouvons partir ! On engloutit le reste de notre petit déjeuner et montons dans le mini-van direction Sembaloun pour commencer le trek. Après une heure de route cahoteuse, nous voici enfin dans le petit village au pied du volcan. Noon, notre guide, nous présente Prou, notre porteur. Il faut savoir qu’aucune infrastructure n’existe sur le volcan, tout le matériel (tentes, nourritures, eau etc…) doit être amené en haut, et le travail des guides/porteurs est vraiment le poumon économique de la région. Quoiqu’il en soit, se dire qu’il va porter 20 kilos répartis sur un bambou jusqu’au camp de base, et le tout en tongs ; c’est aussi impressionnant que dérangeant… dur métier !

Nous partons donc à travers les plaines au pied du volcan, traversons un bout de forêt, récoltons un peu de bois pour faire la cuisine et arrivons au « poste 2 » pour déjeuner. Comme pendant tout le trek, ce sera pâtes ou riz, mais nos adorables guides et porteurs préparent les assiettes avec soin, les rondelles de carottes sont même découpées en forme de fleur ! On repart en début d’après-midi et commençons les choses sérieuses. 1500 mètres de dénivelés nous attendent. Les paysages sont austères, de grandes plaines, des herbes assez hautes, quelques arbres et le majestueux volcan en toile de fond… On monte, on monte, on monte, on n’en voit pas vraiment le bout ! Le camp de base est à 2600 mètres, soit 1100 mètres plus bas que le sommet du Rinjani. En montant nous croisons des randonneurs qui redescendent et qui nous apprennent qu’ils n’ont pas réussi à aller jusqu’au sommet tant l’effort est difficile. Ces rencontres nous dépriment un peu, nous avons vraiment envie d’y arriver et nous commençons à nous demander si nous ne nous sommes pas engagés dans quelque chose d’infaisable. Les montées sont vraiment raides, le chemin est escarpé par endroits, mais au bout de cinq heures d’intenses efforts, on arrive au cratère, encore à 1100 mètres du sommet.

Et quel spectacle ! Le camp de base se situe sur la crête du cratère, dans les nuages et de l’autre côté la vue est magnifiquement dégagée sur le lac. On s’installe sur un petit plateau, on s’allonge pour un repos bien mérité. Notre guide et notre porteur installent les tentes. Le soleil commence à se coucher sur le lac, nous dégustons notre diner devant cette merveille quotidienne que nous offre la nature. Toutes les couleurs du monde s’étalent devant nos yeux, du vert à l’orange en passant par le violet, on voudrait capter ce moment pour l’éternité. Avec les derniers rayons du soleil, la température baisse de quelques degrés de plus. On enfile nos polaires, et on file sous la tente. On se glisse dans nos sacs de couchage super épais pour une courte nuit. Nous devons nous lever à deux heures du matin pour commencer les quatre heures d’ascension jusqu’au sommet. De notre camp de base, le sommet parait accessible. On s’endort confiants, motivés, on y arrivera, c’est sur !


Mont Rinjani - Lombok, Jour 78, 17 septembre 2012

Le guide frappe à notre tente à 2h04, on s’habille et on sort la tête encore dans l’oreiller. Notre guide nous tend deux tasses de thé chaud, super attention, on apprécie vraiment. On allume nos lampes, et c’est l’heure de partir si l’on veut voir le lever du soleil du haut du sommet. On commence, la montée jusqu’au cratère est déjà très rude, les cendres volcaniques rendent le sol meuble : en résumé, quand on avance de deux pas, on recule d’un. On prend bien une heure pour l’atteindre. Et nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le cratère n’est que le début de l’ascension. 2h30 plus tard, on arrive en vue du sommet. La pente devient vraiment raide, le sable ne pardonne aucun faux appuis et le vent froid nous glace jusqu’au sang. Le soleil commence à pointer, et nous trouvons quelques derniers élans de motivation pour gagner la course contre la montre avant le lever du soleil. Ce surplus d’efforts se paiera plus tard…

Au prix de derniers efforts, nous arrivons au sommet juste à temps. La vue est superbe : le soleil qui n’a pas encore percé trace une fine ligne d’or sur l’horizon. Nous sommes seulement 30 à avoir réussi à atteindre le sommet avant le lever du soleil et les guides sont là pour nous féliciter « you made it before sunrise ! ». Puis, initiés, ils entament le décompte : « 6, 5, 4, 3, 2, 1…..0 » et le soleil perce la ligne d’horizon d’un coup et éclaire toute la baie. Un beau moment de silence et de contemplation. L’ombre du Rinjani forme derrière nous un immense triangle sur tout le volcan. Malheureusement il fait -2° ici et nous nous devons redescendre si l’on ne veut pas perdre nos phalanges...

La descente est beaucoup plus facile que la montée, on dévale littéralement la pente en courant, les cendres volcaniques faisant parfaitement office d’amortisseurs. Une heure plus tard, de retour au camp de base, nous savourons (et le mot est faible) le super petit déjeuner préparé par notre porteur : les traditionnels pancakes à la banane, sandwich tomate œuf fromage et bananes. Là, assis sur la terre ferme, nous contemplons le sommet du Rinjani, on a du mal à croire que nous y étions il y a quelques heures...

Mais il est déjà 9h et il nous faut désormais redescendre au point de départ, Sembaloun, à 5 heures de marches de là, tout en descente. Le moment fut douloureux pour Hadrien. Il restait encore deux heures et demie de descente, et l’enfer commença. Tétanie des cuisses, crampes, mal de pieds, bref toute la panoplie des joyeusetés d’une marche longue et pénible. Avec l’aide de Marion et au bout de l’effort (on s’arrêtait tous les 50 mètres à la fin pour faire passer les crampes), on rejoint enfin notre point de départ, avec une heure et demie de retard sur l’horaire prévu. Notre transfert nous attend, il nous faudra trois heures pour rejoindre Kuta où un repos bien mérité nous attend !

Pour résumé, jour 1, 5 heures de marche, 1500 mètres de dénivelés positifs, jour 2, 11 heures de marche, 1100 mètres de dénivelés positifs, 2500 de dénivelés négatifs ! Mais les courbatures ne sont rien, nous garderons en tête des images et des souvenirs inoubliables et la satisfaction d’avoir vaincu ce sommet !


Kuta, Jour 79, 18 septembre 2012

Premier réveil tardif au Surfers Inn, notre hôtel à Kuta Lombok. En effet, après 16 heures de marches en deux jours, nos corps ont besoin de repos ! Et lorsqu’on arrive péniblement à se mouvoir hors du lit en début d’après-midi, c’est bien parce que nos estomacs crient famine. Nous nous levons et nous dirigeons à petits pas (courbatures obligent) vers la sortie de l’hôtel. On remarque la sympathique piscine que nous n’avions pas vu la veille. Ca sera parfait pour la fin d’après midi !

L’hôtel est idéalement situé, nous n’avons qu’une route à franchir pour rejoindre l’immense plage de Kuta. C’est la basse saison ici, et l’énorme croissant de sable nous rappelle étrangement un croissant de lune tant la présence humaine y est quasi inexistante. Il fait beau, le sable est chaud, nous marchons quelques minutes et tombons sur un restaurant les pieds dans le sable où nous dégusterons une bonne salade. Le restaurant possède également quelques chaises longues, parfait pour la sieste…Enfin c’est ce qu’on pensait, avant qu’une nuée d’enfants ne viennent nous harceler pour nous vendre leur bracelet. Au final, nous nous laissons amadouer par un petit garçon qui nous propose deux bracelets. Bon, ça fera un heureux et un souvenir pour nous. Et bien mal nous en a pris, car deux minutes plus tard, nous voyons revenir un groupe de 5 enfants emmenés par deux filles plus âgées qui nous incendient littéralement car nous ne leur avons pas acheté à elles ! C’est à la limite du harcèlement, et leur véhémence montre à quel point il s’agit d’un business en fait bien rodé et que nous n’aurions pas du encourager. Bref, elles se sont lassées 30 minutes plus tard et nous ont laissé à notre sieste.

Nous repassons à l’hôtel avant de sortir diner et nous couchons tôt. Au programme demain, location d’un scooter et exploration des plages de l’ouest de Lombok !


Kuta, Jour 80, 19 septembre 2012

Les courbatures disparaissent peu à peu en ce deuxième jour post Rinjani. Après un bon petit déjeuner, nous négocions avec le loueur de scooter devant notre hôtel le prêt d’un deux roues pour la journée. Nous nous sommes renseignés, et visiblement les escroqueries sont monnaie courante ici : on vous loue le scooter, et quand vous le ramenez, le loueur et une dizaine d’amis à lui entoure la machine et vous font remarquer des défauts ou des éraflures qui (bien entendu) n’existaient pas au moment où vous avez pris possession de la machine. Bien évidemment, c’est à vous de payer, des sommes souvent faramineuses et qui, à en juger par l’état des scooters, ne doivent pas vraiment servir aux réparations ! Avant de partir on décide de prendre le scooter en photo sous tous les angles, grand bien nous en a pris, on y reviendra.

En partant, le loueur nous indique que les routes sont un peu difficiles à l’ouest… En effet, il faudrait plutôt une moto cross qu’un scooter pour franchir certains endroits ! Hadrien étant un néophyte de la conduite de deux roues, la plupart des montées crevassées se sont faites sans Marion à l’arrière ; et malgré quelques glissages ( et une mini chute), rien de casser à déplorer. Même constat pour les descentes. Enfin on a quand même trouvé ça complètement irresponsable de louer des scooters (débridés en plus, on a quand même atteint 80 km/h avec un 50cm3) sans demander aucun permis de conduire sur des routes avec des passages dans un état si désastreux !

Nous nous sommes un peu fait peur, mais les trois plages que nous avons exploré sur 30 km de cotes valaient largement le coup. Chacune avait son charme. La première était la plus chaleureuse, grande mais pas très large, quasi déserte, la commissure de la plage et de la mer était extrêmement pentue, ce qui rendait les vagues très puissantes. Un vrai bonheur de s’amuser dedans ! La deuxième était le paradis des surfeurs, baignades impossible, mais quel spectacle de voir ces planchistes affronter le déferlement de la nature. Respect ! La dernière était la plus belle, la plus grandiose et la plus charmante. Immenses étendues d’eau et de sable, troupeaux de buffles passant au bord de l’eau… Bref, deux heures sur cette plage nous ont paru deux secondes. Un véritable endroit de rêve, qui plus est sans personne !

Mais le soleil commençait à descendre, et il ne nous paraissait pas prudent de conduire de nuit. Le retour fut aussi (voire plus) dur que l’aller ; mention spéciale au camion en contre sens dans une montée vertigineuse et complètement défoncée, c’était une partie de plaisir.

Et comme prévu, arrivés à l’hôtel, le loueur fait une fois, puis deux fois le tour du scooter, appelle des amis à témoins etc… Calmement, Hadrien lui explique qu’il connait parfaitement l’arnaque, lui montre les photos prises le matin même. Le loueur essaye de renchérir, là Hadrien hausse le ton et fait bien comprendre au loueur qu’il n’aurait pas un dollar, on prend la décision de partir avant de plus s’énerver. Bien entendu on ne nous suit pas, ils ont compris que c’était raté pour cette fois-ci.

Demain journée de transfert jusqu’à Ubud !


Kuta - Ubud, Jour 81, 20 septembre 2012

Comme pour toute journée de transfert, nous nous levons de bonne heure. Cette fois-ci, nous préférons prendre le ferry pour rallier Bali, nous avons été suffisamment échaudés par les conditions de navigation sur les fast boats ! C’est un peu plus long et un peu moins cher, mais après tout, nous avons le temps. Le chauffeur passe nous prendre à l’hôtel, direction le port de Bangsal. Deux heures de trajet, une heure d’attente, et nous embarquons sur le ferry. Nous trouvons une place au soleil sur le pont supérieur, dégustons du poulet et du riz achetés à la sauvette. Le moteur vrombit, le bateau se meut lentement, et c’est parti pour 4 heures de traversée. Tranquillement installés au soleil, nous bullons et siestons trois bonnes heures.

Pour la dernière heure de traversée, Marion s’est trouvée un nouveau copain ; un petit blondinet de 4 ans, allemand vivant en Inde qui n’a pas peur de se faire de nouveaux amis puisqu’il a parlé à quasiment tout le bateau ! On arrive à l’heure prévue au port de Padangbai, le même port que lors de notre départ, et montons dans un mini bus direction Ubud. Une fois arrivés, et après trois tentatives infructueuses, nous trouvons un hôtel charmant et pas cher en plein milieu d’un jardin luxuriant. Notre bungalow est tout au bout et jouit d’un calme olympien. Nous sortons diner et explorer la ville. Demain, direction les rizières à la découverte de la culture balinaise !


Ubud, Jour 82, 21 septembre 2012

Ubud, c’est un peu la capitale du « tourisme tendance » en Indonésie. Grands hôtels, restaurants en tek en bord de rizières, artisanat local, marques branchées… En tant qu’européens, nous ne sommes pas dépaysés. Mais Ubud, c’est aussi et surtout l’occasion de découvrir la culture balinaise, si unique et si différente du reste de l’Indonésie. Bali est, par comparaison à Lombok, la seule île indonésienne hindoue et non musulmane. Et ici l’activité religieuse rythme la vie des habitants du matin jusqu’au soir. Chaque maison, chaque hôtel, chaque restaurant, chaque magasin est un lieu de culte improvisé dans lequel les balinais y déposent des offrandes (des fleurs, du riz et des gâteaux disposés dans des petites soucoupes en feuilles de bananiers). Si l’offrande est déposée par terre, elle est destinée à soudoyer les démons pour les rendre indulgents à l’égard du foyer. C’est pourquoi vous pouvez vous retrouver malencontreusement à trébucher sur une de ces offrandes si nombreuses, mais pas de panique, les esprits consommeraient les mets dès la première seconde où ils sont offerts, ils ne vous en voudront donc pas si vous marchez ensuite dessus ! Si au contraire l’offrande est déposée en l’air, elle est destinée aux dieux. C’est ainsi que chaque maison a devant sa porte ce qui ressemble au premier coup d’œil à des boîtes aux lettres en feuilles de palmier, mais qui sont en fait des mini temples destiné à accueillir les offrandes. Chaque matin, les femmes de la maison (les puisqu’il peut y avoir jusqu’à 5 générations de balinais sous le même toit !), préparent ces offrandes et même parfois des mets entiers prêts à être dégustés, qu’ils amènent au temple.

D’autres petites anecdotes nous ont touché dans cette religion particulière, qui diffère à certains égards de l’hindouisme indien, par exemple le fait que la mort n’est pas vécue comme un deuil douloureux. C’est aussi le cas chez les indiens mais ici la raison est différent, selon les balinais, le défunt se réincarnera dans la prochaine nouveau né au sein de la famille ! C’est pourquoi les bébés sont ici traités comme des êtres supérieurs, on leur doit autant de respect qu’aux anciens. Et pendant les 3 premiers mois de leur vie, on ne les pose littéralement pas par terre, le sol n’étant pas spirituellement pur pour eux. Enfin, la famille est primordiale chez les balinais. Ils ont un des plus beaux sites du monde sous les yeux mais cela ne leur viendrait pas à l’idée d’aller surfer à 30km ou d’aller snorkeller sur la plage d’à côté. Rester près de sa famille, apporter le repas à son mari dans les champs tous les midis, déjeuner toutes générations confondues ensemble sont des valeurs auxquels ils tiennent et sont souvent surpris quand ils apprennent, que nous partons voyager 6 mois loin de notre famille par exemple ! Bref ce genre de détails donnent un charme vraiment particulier à cette île, qui surprend par son identité unique qu’elle porte avec fierté dans un pays entièrement musulman.

Après ce petit moment Arte, revenons en à notre journée ! Après le petit déjeuner, nous partons donc pour une balade dans la campagne d’Ubud. Nous traversons tout d’abord la célèbre « monkey forest » et admirons ses arbres noueux et ses jolis temples. Une fois de plus, un singe a essayé d’usurper notre bouteille d’eau, mais on est habitués depuis le Népal, on a réussi à garder notre bien ! A la sortie de la forêt, on emprunte une petite route et nous enfonçons dans les villages alentours, passant à côté de quelques losmens charmants (chambres chez l’habitant) si bien décorés qu’on les confond avec des temples. Les routes sont malgré tout assez fréquentées, nous essayons de ne pas finir comme nombre de crapauds et de couleuvres aperçus sur le bas côté, totalement écrasés. Après un passage dans quelques rizières plutôt sèches, on finit le tour et revenons dans Ubud. Nous passons à l’office du tourisme et achetons deux billets pour le soir même pour un spectacle de danse balinaise dans le palais royal.

Nous repassons deux heures à l’hôtel pour se reposer un peu, et il est déjà l’heure de partir pour le spectacle de danse. On arrive une demi-heure en avance, on a de bonnes places. Le spectacle commence, et la danse balinaise, nous avons trouvé ça euh…. comment dire…. spécial ! Les costumes sont très beaux et très colorés, mais les mouvements de danse sont très saccadés, assez rigides le message passe beaucoup dans l’expression du visage des danseuses qui peut parfois faire peur. Le spectacle était un mélange de danse legong : opérées par des femmes qui contorsionnent leurs doigts de manière très élégante et de barong, une sorte de conte balinais où le bien et le mal s’affrontent dans les corps de deux sorciers. Cette deuxième partie nous a un peu moins plu, les sorciers s’interpellant de manière peu compréhensible et la scène se finissant sur un hara-kiri saugrenu. Par contre nous avons beaucoup aimé les danses traditionnelles des balinaises. C’était à voir, et nous avons apprécié ces 90 minutes de spectacles. Après une bonne salade en bord de rizière, retour à l’hôtel. Demain, dernière journée en Asie, il est déjà l’heure du départ pour l’Australie !


Ubud - Australie, Jour 83, 22 septembre 2012

Notre avion ne décollant qu’à 23 heures, nous avons toute la journée pour profiter encore d’Ubud. Nous décidons de nous lever tôt, de louer un scooter et de nous rendre à Tempaksirit, temples aux sources sacrées par les balinais. Le temple se situe à une bonne heure de route. Qui de l’état de la chaussée ou des talents de pilote d’Hadrien s’est vraiment amélioré, la question fait encore débat, mais en tout cas, cette fois ci le trajet s’est fait sans difficultés ! Nous arrivons au temple, Hadrien se fait prêter un Sarong traditionnel (décidément, après la mosquée de Delhi, les gens aiment vraiment déguiser Hadrien), et nous nous relaxons un bon moment auprès des sources sacrées où les balinais se succèdent pour faire leurs ablutions. Le rituel est le suivant : une vingtaine de « fontaines » dispensent l’eau sacrée glacée et les balinais se laissent immerger sous chacune, de la gauche vers la droite. Dans l’eau, de gros poissons côtoient les pieds des fidèles, un petit clin d’œil peut-être à l’harmonie entre l’homme et la nature que les balinais chérissent. On aura la chance ensuite de voir l’endroit d’où jaillit la source, impressionnant !

Nous reprenons notre deux roues et rentrons en début d’après-midi à Ubud pour déjeuner. On finit nos sacs, et notre bus nous attend à 18 heures pour l’aéroport que nous rejoignons deux heures plus tard. On décolle à 23h et arrivons, décalage horaire compris à trois heures du matin à Darwin… Après un petit contrôle de douane où le douanier pourtant à l’allure sévère nous salue d’un « how you doin mate ? » (nous sommes bien en Australie !), nous retrouvons nos bagages. La nuit est déjà bien entamée, autant économiser une nuit en auberge et prendre la première navette demain matin. Nous dormirons donc sur la moquette à côté de dizaine d’australiens ayant choisi la même option !

La suite de nos aventures sur la page Australie !