Pas à pas, pays par pays, le récit de nos aventures

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San Pedro de Atacama, Jour 143, 21 Novembre 2012

San Pedro est un minuscule oasis dans le désert de l’Atacama. Comme nous avions adoré notre première expérience à cheval dans les contrés de Tupiza, nous avons décidé de retenter l’expérience pour aller dans la vallée de la Muerte. Cette vallée rougeoyante tire son nom de sa ressemblance avec Mars (valle de la « Marte » qui est devenu « Muerte » par la suite…).

Nous prenons nos montures et filons avec notre gaucho vers la vallée rouge. Nous nous frayons un chemin dans de périlleux et anguleux canyons ; croisons peu de touristes et arrivons à l’orée d’une dune de sable tirant vers les rouges. C’est magnifique, on se sent vraiment quasiment sur Mars ! On décidé de dégourdir nos montures et nous lançons dans un galop effréné de 5 minutes à travers ces paysages somptueux. Quelle liberté ! Nos chevaux ralentissent et tirent un peu la langue. Après deux bonnes heures il est déjà temps d’amorcer le retour. Les paysages du retour valent largement ceux de l’allée. Nous quittons nos chevaux, remercions notre guide et nous dirigeons vers un petit restaurant en ville.

Nous nous installons et avons la bonne surprise de voir Matthieu et Constance, nos deux amis français rencontrés lors du trek Santa Cruz au Pérou ( !), rentrés dans le restaurant. Nous mangerons avec eux et échangerons nos expériences de voyage depuis 1 mois. Super sympa !

Nous rentrons à l’auberge, mangeons et réservons nos deux vélos pour aller explorer le parc de la vallée de la Lune dès le lendemain. Nous avons hâte !


San Pedro de Atacama, Jour 144, 22 Novembre 2012

Nous nous levons vers 9h30 (une de nos premières semi grasse matinée depuis longtemps), prenons le temps d’aller nous acheter un petit déjeuner et préparons le reste de la journée. Au programme, vallée de la Lune, puis retour à San Pedro et départ pour 24 heures de bus direction Santiago !

Nous enfourchons nos VTT sur le coup des 11 heures et pédalons en direction du parc de la vallée de la Lune, à 10 kilomètres de là. Le soleil tape déjà fort, mais nous arrivons sans difficulté à l’entrée du parc. Nous prenons nos tickets, écoutons les conseils prodigués par les guides et partons à l’aventure. La piste est assez bonne, mais les coups de pédales en montée se ressentent. Le premier arrêt s’effectue au bord d’un joli canyon, nous passons ensuite par une grotte de sel assez sportive mais qui vaut la peine, avant d’arriver près du clou du spectacle, la vallée de la Lune. Nous nous arrêtons d’abord pour déjeuner et faire une bonne sieste avant d’entamer l’ascension jusqu’au point de vue. Et quel point de vue… Une vallée escarpée dont le relief a été sculpté par des vents ancestraux, avec pour toile de fond des dunes fières et bombés d’une couleur ocre dorée. Cette région est féérique, unique, comme intouchée depuis la formation de la planète. Ce témoignage d’étoile nous touche au plus profond. Pour Hadrien, il s’agit ni plus ni moins que du plus beau paysage depuis le début du voyage. C’est dire !

Nous avons de la peine à partir mais devons nous résigner à reprendre la longue descente (qui paraissait encore plus longue en montée) et à rejoindre avec un peu de fatigue dans les jambes San Pedro. Nous repassons à l’auberge puis grimpons dans notre bus direction Santiago !


Santiago, Jour 145, 23 Novembre 2012

Jour transport aujourd’hui, puisque Santiago est à 24 heures de bus de San Pedro. Nous passons donc la journée dans notre bus à admirer les jolis paysages de la côte chilienne que nous découvrirons plus tard avec les parents de Marion.

Nous arrivons vers 19 heures à Santiago, Hélène, une amie en échange dans la ville, nous accueille à la sortie du bus. Les retrouvailles sont joyeuses ! Nous posons nos affaires chez elle et partons en direction du Cerro (colline) le plus célèbre de la ville. Hélène nous a acheté un bon saumon frais que l’on comptait déguster en bbq devant le coucher du soleil en haut de la colline, mais plusieurs chiliens nous en dissuadent car ils nous racontent qu’à la tombée de la nuit des agresseurs se cachent dans les buissons et sautent sur les passants. Nous nous contenterons donc de l’apéritif ! Nous repassons chez Hélène manger notre délicieux saumon (en partie cru pour nous rappeler les sushis qui nous manquent beaucoup), puis partons pour un concert dans une université non loin de là. L’ambiance est sympa et nous rappelle nos soirées étudiantes, sauf qu’ici, c’est plus salsa qu’électro !

Nous finissons la soirée à papoter dans un bar atypique et chaleureux car complètement aménagé à partir de meubles de brocantes dépareillés et rentrons nous coucher aux aurores. Demain, nous avons la joie de retrouver les parents de Marion venus passer 5 jours de vacances au Chili avec nous !


Santiago, Jour 146, 24 Novembre 2012

Nous nous levons vers 10 heures et dégustons un succulent petit déjeuner à base de fruits frais, pain et café chaud. Il est déjà temps de nous séparer d’Hélène et de rejoindre la maison d’Alban et Charmaine, les amis des parents de Marion qui seront nos hôtes pour le week end. Nous prenons le taxi et arrivons dans le quartier de Vitacura où Charmaine et sa petite famille nous attendent. La maison est splendide, chaleureuse et accueillante, tout comme ses hôtes. Les parents de Marion ne tardent pas à arriver de l’aéroport en compagnie d’Alban. Enfin les retrouvailles ! Après cinq mois, nous sommes vraiment heureux de les revoir.

On partage nos expériences et nous retrouvons autour d’un super barbecue accompagné de délicieux vins. L’après-midi se prolonge et se termine par une bonne sieste. Les derniers arrivants doivent s’acclimater au décalage horaire. Un petit saut dans la piscine, et c’est déjà l’heure de diner. Nous finissons la soirée et allons nous coucher. Demain direction le canyon de Maipo.


Santiago, Jour 147, 25 Novembre 2012

Nous nous levons assez tôt pour profiter du magnifique soleil qui s’annonce. Nous engloutissons notre petit déjeuner, préparons les sandwichs pour midi et sautons dans nos deux voitures direction le canyon de Maipo. La route est longue et belle. Elle se transforme en piste à l’entrée du canyon et laisse découvrir un magnifique lac turquoise entouré de montagnes enneigées. Le lac est entrecoupé d’avancées de terres brunes, le paysage est vraiment beau et donne un bon aperçu aux parents de Marion de ce que peuvent être les montagnes chiliennes !

Nous mangeons notre super pique nique et nous prélassons un bon moment au bord du lac. Siestes, concours de ricochets, chacun s’occupe comme il veut. Mais Santiago est à 3 heures de route, il est déjà temps de repartir d’autant plus que demain le départ pour Valparaiso est prévu assez tôt. Nous reprenons la route et entendons un bruit sourd en passant sur un nid de poule. En rentrant à Santiago, une flaque d’huile se répand dessus la voiture ! Malheur, nous avons troué le carter ! Bon, nettoyage de voiture, puis nous appellerons le garage le lendemain. Nous finissons la soirée en douceur et allons nous coucher heureux !


Valparaiso, Jour 148, 26 Novembre 2012

Aujourd’hui, c’est le jour du départ pour 4 jours de roadtrip en compagnie des parents de Marion sur la côte chilienne, entre Valparaiso et Maitencillo. Nous récupérons notre voiture de location en fin de matinée et prenons la route plein ouest. Nous passons par la vallée vinicole de Casablanca et nous arrêtons pour déjeuner dans une magnifique estancia, équivalent d’un ranch américain au Chili. La grande bâtisse blanche accueille en plus d’une vinerie un restaurant. Nous dégustons un délicieux menu accompagné de succulents vins chiliens.

Le ventre plein, nous repartons direction Valparaiso. Le GPS fait des siennes mais nous parvenons tout de même à trouver l’hôtel en plein cœur de Valparaiso avec vue imprenable sur la baie. L’hôtel est tenu par un italien qui a reconvertit une ancienne maison coloniale haute de plafonds et superbement décorée. Nous ne perdons pas de temps et partons tout de suite à la découverte des rues de Valparaiso. Après un tour au supermarché, Marion et son père tentent le coiffeur chilien. Après Hadrien au Pérou, nous n’avons plus peur de rien ! Le résultat n’est pas si mal, il faut bien l’avouer ! Le soleil se couchant dans quelques minutes, nous prenons une glace et organisons une petite sortie en bateau pour voir la baie de Valparaiso au coucher du soleil. Comme ce n’est pas encore la pleine saison, des marins organisent des balades privées dans leur barque. Nous nous retrouvons donc tous les 4 à bord avec un marin adorable qui nous fait faire un tour un peu hors des sentiers battus. Il nous explique l’histoire de Valparaiso, nous fait passer sous le pont d’un gigantesque bateau porte container. C’est assez impressionnant, on se sent minuscules dans notre coquille de noix sous cet immense bâteau. Et clou du spectacle, de gros phoques se reposent sur la proue du bâteau ! On passe si près qu’on pourrait les toucher. C’est la première fois que nous voyons ces animaux pendant le voyage, nous sommes tout excités !

Nous rentrons sur la terre ferme et montons sur un cerro grâce à un ascenseur/funiculaire d’un autre temps (enfin de 1879) et profitons du coucher de soleil sur la baie de Valparaiso. Nous redescendons par de splendides rues colorées. C’est une véritable ville d’artistes, tous les murs sont bariolés. Nous retrouvons le centre ville et dinons dans un restaurant typiquement chilien avant de retrouver notre petit hôtel de charme au cœur de Santiago.


Horcon, Jour 149, 27 Novembre 2012

Nous nous levons de bonne heure, quittons l’hôtel direction la maison de Pablo Neruda, le poète chilien. La Sebastiana, nom de la maison, est la troisième maison de Pablo Neruda après celle de Santiago et de la Isla Negra. Le poète a eu une vie riche qui transpire dans cette maison de 5 étages. Tous les objets, toutes les pièces de cette maison ont une histoire singulière. Ces lieux respirent la vie. Et que dire de la vue sur la baie de Valparaiso : on comprend que l’inspiration ait pu naitre entre ces murs ouverts sur la mer…

Nous quittons la maison et redescendons à pied au travers les rues qui servent de toile aux artistes du monde entier. L’ambiance est décidément très particulière. Nous passons par l’ancienne prison reconvertie en musée, puis arrivons dans un petit restaurant cantine pour déjeuner. Nous repassons à l’hôtel prendre nos bagages et mettons les voiles pour Horcon, petit village de pêcheur situé à 50 kilomètres de là. Le guide disait « gentiment bohème », c’était plutôt carrément hippie ! Notre auberge, qu’Alejandro, le propriétaire, avait construite de ses mains, était elle aussi « authentique » . Les fenêtres ne fermaient pas, la chasse d’eau était en panne, mais bon, nous étions ensemble, et ce fut l’occasion d’une franche rigolade. Et puis l’ASSE s’est qualifiée pour les demies finales de la coupe de la ligue en battant Paris, alors tout va bien !

Par contre, l’orgie de poissons au restaurant le soir valait son pesant d’or, nous nous sommes régalés avant de nous emmitoufler sous les couettes de nos chambres.


Maitencillo, Jour 150, 28 Novembre 2012

Nous quittons notre auberge après un petit déjeuner copieux, direction Maitencillo. Nous arrivons dans la petite station balnéaire sous un ciel gris et une température peu estivale. Heureusement, la « cabana » que nous avons réservé est superbe. Perdue sur la colline, entourée de verdure et avec une superbe vue sur le pacifique, c’est un vrai cocon ! Nous passons au supermarché acheter suffisamment de nourriture pour la journée et pour pouvoir dignement fêter l’anniversaire d’Anne-Pascale, la maman de Marion.

Hadrien s’occupe d’allumer le barbecue devant le chalet, et nous dégustons différents morceaux de viandes chiliennes, et argentines, un vrai régal ! Après une bonne sieste, nous partons pour une balade sur la plage où nous croiserons quelques pêcheurs qui essayeront d’initier Marion au subtil art de la pêche… mais avec moins de réussite qu’en Australie !

Nous rentrons à la cabana, et ce soir ca sera poisson ! Nous finissons la soirée autour d’un feu de bois, d’une bonne bouteille de vins en montrant nos dernières photos de voyages aux parents de Marion. Nous nous couchons tard, car demain, ce sera déjà l’heure des aurevoirs !


Santiago, Jour 151, 29 Novembre 2012

Nous nous levons vers 10 heures, prenons notre petit déjeuner et partons direction Santiago. Nous arrivons en début d’après-midi et mangeons de bons sushis : Marion en rêvait depuis plus de 4 mois ! Après un dernier détour shopping, nous rendons la voiture de location et prenons un taxi pour retourner chez Charmaine et Alban.

Nous rangeons nos affaires, mangeons le super repas préparé par Charmaine et notre taxi sonne déjà à la porte. Nous nous quittons en sachant que nous nous retrouverons dans un mois. Nous rejoignons la gare routière et montons dans notre bus direction Pucon où Hélène, l’amie de Marion, nous attend pour passer le week end avec nous.


Pucon, Jour 152, 30 Novembre 2012

La nuit dans le bus a été réparatrice, nous arrivons à la gare, Hélène nous attend déjà. Nous rejoignons notre auberge de jeunesse où nous dormirons tous les trois dans une espèce de tente en forme de dôme, super marrante. Nous partons immédiatement louer des vélos pour aller admirer les plages noires et blanches à 30 kilomètres de là. Nous voulions escalader le volcan Villarica, mais les conditions météos des prochains jours empêchent toute ascension…Tant pis !

Nous enfourchons nos VTT, passons acheter un pique-nique, et c’est parti pour la journée ! Nous quittons rapidement la ville sur un chemin de terre et zig-zagons entre les volcans recouverts de verdures. Le chemin est vallonné, nous mettons quelques fois le pied à terre, mais le paysage est tellement beau que nous n’avons rien contre le fait de mettre notre fierté de côté et prendre un peu plus de temps pour l’admirer.

Nous arrivons finalement près de chutes d’eaux d’un bleu glacier impressionnant et pique niquons au bord de ces eaux claires. Il est déjà 15 heures, et nous ne sommes pas encore arrivés ! Nous reprenons nos montures d’aluminium et cravachons pendant une heure jusqu’à arriver au bord du lac sur la plage noire, qui, pour le coup, est plutôt beige… On se croirait presque en Suisse, les volcans enneigés en plus. C’est la première fois du voyage que nous rencontrons ces paysages. Nous décidons d’aller voir la plage blanche, à une encablure de volcan de la plage noire. La pente est si raide qu’en pick up nous prend en pitié et surtout en stop pour les deux derniers kilomètres. Les chiliens sont vraiment adorables.

Nous arrivons finalement sur la blanche plage, qui cette fois ci est vraiment blanche et quasi déserte. On dirait qu’un bout d’Indonésie s’est perdue au fin fond du chili, c’est inattendu et vraiment beau. Nous nous octroyons une sieste sous les maigres rayons du soleil et repartons direction Pucon. Le retour est clairement plus facile que l’allée, nous nous amusons à foncer dans les descentes.

Nous arrivons à l’auberge où nous profitons du barbecue préparé par les jeunes qui gèrent l’auberge. Nous papotons avec les autres touristes présents, on échange nos anecdotes de voyage et allons nous coucher bien fatigués par les nombreux coups de pédales du jour !


Pucon, Jour 153, 1 Décembre 2012

Notre sommeil a été bercé par le clapotis des grosses gouttes de pluie qui se sont abattues toute la nuit durant sur le toit en tissus épais de notre tente-dortoir. C’est écrit, aujourd’hui, le temps sera pourri ! Nous nous levons vers 9h30 et allons acheter le petit déjeuner avec Marion. Nous mangeons devant ce spectacle mi écossais mi breton. C’est un peu inattendu, nous nous demandons comment nous allons remplir notre journée…

Nous passons une bonne partie de la matinée et du début d’après midi à mettre à jour le site. On avait du retard, désolé ! Devant l’entêtement du ciel à déverser autant d’eau que possible, nous décidons de ruser : quitte à se mouiller, autant aller se baigner ! Et pour tromper la fraicheur ambiante, quoi de mieux que les termes à ciel ouvert de Las Pozones, situées à une trentaine de kilomètres ? Nous prenons donc le bus en milieu d’après midi et rejoignons les sources. Plusieurs bassins d’eaux thermales à différentes températures nous attendent en pleine nature. Nous nous prélassons un long moment dans chacun d’entre eux, mention spéciale pour le déluge dans le bassin à 45 degrés et la vapeur créée… C’était assez magique !

Nous rentrons sous une pluie battante, repassons faire quelques courses, dinons et allons nous coucher. Demain, départ pour Puerto Montt !


Pucon – Puerto Montt, Jour 154, 2 Décembre 2012

Nous faisons nos adieux à Hélène que nous reverrons dans un mois à peine mais de l’autre côté de l’Atlantique ! Nous nous rendons à la gare sous une pluie toujours battante. Nous montons dans le notre bus direction Puerto Montt et peut être Chiloé dans l’après-midi.

Le trajet se passe bien, mais nous ne pouvons pas vraiment profiter du paysage, puisqu’il continue de pleuvoir des cordes et des cordes… Nous mangeons dans le bus et arrivons vers 14 heures à Puerto Montt, capitale industrielle et économique du sud Chili au bord d’un lac. Bon, nous n’avons certainement pas vu Puerto Montt sous son meilleur jour, mais la ville est quand même globalement très grise. Nous nous renseignons sur la météo des prochains jours : pluie pour au moins 48 heures de plus… Bon, dans ces conditions, l’escapade à Chiloé ressemblerait plus à un week end tranquille au coin du feu au fin fond de la Bretagne en octobre… Nous renonçons et décidons de passer directement le lendemain en Argentine, à Bariloche.

A la sortie de la gare, après avoir achetés nos billets pour l’Argentine, nous rencontrons une gentille vielle dame qui nous propose de loger chez elle. Vivant seule avec son chien, elle ouvre les chambres vides de sa maison. Nous la suivons donc jusqu’à chez elle à 10 minutes de marche toujours sous des trombes d’eau. Nous nous installons dans une petite chambre sous les toits, allons faire quelques courses pour dîner, et passons une soirée sympathique au chaud au coin du poêle avec notre mamie et son tequel Gypsie.

La suite de nos aventures sur la page Argentine !