Pas à pas, pays par pays, le récit de nos aventures

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Notre tour, notre monde

"J"ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot..."A l'instar d'Honoré de Balzac, la génèse de notre tour du monde a été lapidaire, une simple phrase, échangée par mail un jour de juillet 2010 : " Et si on partait faire le tour du monde, dans deux ans?". L'idée a fait son chemin, et nous voila embarqués à notre tour dans un délicieux voyage qui nous apparait à l'heure où l'on écrit ces lignes comme l'aventure d'une vie.

S'il est indéniable que les voyages forment la jeunesse, notre démarche est beaucoup plus humble. A vrai dire, nous savons ce que l'on quitte mais pas encore ce que l'on cherche. Mais l'occasion était trop belle, le moment trop propice pour passer à côté. A 22 ans, parcourir le monde à deux pendant six mois, ça ne se refuse pas. Nous partons donc pour mieux revenir, des souvenirs plein la tête, ayant vécu une expérience excpetionnelle et unique qui aura à coup sûr marquée notre vie.





















Nos dernières nouvelles

Nous sommes un peu émus en écrivant les dernières nouvelles du site et en faisant le bilan de notre voyage. Mais les bonnes choses ont une fin et elles se terminent pour que de nouvelles arrivent. Nous sommes donc de retour chez nous, Hadrien est à Saint-Etienne jusqu'au 14 où il profite de ses proches et Marion a déjà repris l'EM et retrouvé ses amis. La vie reprend donc son cours mais sans morosité, puisque nos souvenirs colorent le gris de l'hiver français.

L'Asie, c'est fini!

Déjà presque trois mois de voyages, et nous tournons donc déjà avec regret la page Asie. Résumer ces mois, nos impressions là en quelques lignes serait impossible. C’est aussi pour cela qu’on a choisi ce site internet : pour qu’en vous expliquant ce que nous vivons au quotidien, nous ne soyons pas à court de mots en revenant face à la question « alors, c’était comment ? ». Mais pour garder des traces de nos impressions à vif voici quelques mots : quand nous repensons à l’Asie c’est un millier d’images qui nous viennent en tête en vrac. Une image d’une foule anonyme dans un pays en ébullition où l’on a du mal à trouver ses repères et où on s’interroge sur leurs capacités, aux chinois, à trouver les leurs. C’est aussi le Népal, ce pays qui nous est allé droit au cœur : l’Himalaya qui a bien voulu se dévoiler pour quelques minutes sous les couleurs pastelles d’un lever de soleil, dans une saison où il ne permet jamais ce privilège. C’est aussi l’Inde, cette foule immense mais qui ne nous a pas renvoyé la même impression qu’en Chine : moins anonyme, plus emprise d’identité et désireuse de rencontrer des étrangers. Que ce soit des personnes conscientes des enjeux religieux, politiques et économiques de leur pays fières de discuter de leur nation ou des rencontres plus informelles, avec moins de discours mais tout autant d’émotion. La Thaïlande ensuite, pays qui a su profiter de son attrait touristique sans gâcher la beauté de ses sites, les cascades rafraîchissantes à la croisée des rizières. Puis le Laos, deuxième coup de cœur, Luang Prabang, ce moment passé hors du temps à la rencontre d’un pays qui vit au rythme lent des eaux du Mékong. Le Vietnam, les couchers de soleil sur la baie d’Halong, Phu le hanoien et sa vision du Vietnam, ses aspirations. Le Cambodge ensuite, ce joyau d’Asie où des images de sourires d’enfants et d’adultes de tout âge nous sautent aux yeux sur fond de temples d’Angkor. Enfin l’Indonésie, les deux îles aux cultures, aux deux religions si différentes qui ont façonné deux identités distinctes, apportant chacune la touche de charme à son île respective. Bref, on ne peut avoir la prétention de détenir la vérité sur les 8 pays que nous avons parcouru ou sur l’Asie toute entière, mais pour nous, ce fut l’occasion d’une rencontre avec une culture et une population aux multiples nuances, très différentes de ce que l’on connait. Mais parce que des grands auteurs ont souvent exprimé de manière concise ce que beaucoup ressentent, on a envie de faire appel à Saint Exupéry pour énoncer un poncif maintes fois éculé et visiblement toujours d’actualité : « si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichis ».

Que le vaya bien, Latinomaerica !

C’est l’heure du bilan après plus de deux mois et demi passés dans cinq pays d’Amérique du Sud. Ce que l’on retiendra en priorité, c’est le vertige. Grands espaces, grandes distances, grandes différences mais aussi grandes ressemblances… Bref, c’est le continent des superlatifs !
S’il est des côtés moins dépaysant que l’Asie, notamment par la langue et la religion, c’est un continent beaucoup plus coloré et hétéroclite que celui du soleil levant. Chaque pays possède sa propre personnalité, de la fierté des péruviens, à la sympathie des boliviens en passant par l’entraide et l’accueil des chiliens et la culture exceptionnelle des argentins, nous avons eu le sentiment de découvrir à chaque fois un autre monde.
A vrai dire, si nous ne devions ne retenir qu’une chose de ce continent, ce serait la puissance dégagée par la nature. La cordillère blanche, joyau immaculé du nord péruvien ; le lac Titicaca et ses îles enivrantes au charme unique ; le Salar de Uyuni, d’une pureté irréelle ou encore la Patagonie et ses glaciers majestueux… Que d’images, que d’émotions et que de plaisir !

En résumé, nous en voulons encore et toujours plus ! Très vite, nous retournerons explorer le reste de ce vaste continent qui nous réserve, nous en sommes persuadés, encore nombre de merveilles !

La boucle est bouclée !

La fin est un déchirement seulement si l’on ne connait pas la suite. Et la nostalgie qui commençait à s’emparer de nous au moment de boucler pour une ultime fois notre sac était atténuée par la perspective réjouissante de retrouver famille et amis.
Que retenir de ce tour du monde ? La plupart des expériences sont ineffables, bien que nous ayons tenté de les retranscrire du mieux possible au fil de notre journal de bord. A l’heure du bilan, nous nous sommes plutôt demandé comment ce voyage nous avait fait évoluer, ce qui avait changé chez nous.
Premièrement, nous avons (ré)appris à ouvrir les yeux et à nous émerveiller. Nous nous sommes jurés de plus voyager, ne serait-ce qu’en France, car la beauté n’est pas forcément loin des yeux et du cœur.
Chacun avec nos défis, nous nous sommes dépassés. D’un naturel un peu timide dans un milieu inconnu, Hadrien n’a plus aucun problème pour parler anglais en public et aller à la rencontre des gens. Quand à Marion, après trois semaines dans un van, plusieurs nuits en dortoirs, dans des tentes humides ou sur le sol d’un aéroport (et même une nuit dehors sur un banc), elle a apprit qu’on vivait très bien avec un peu moins de confort (même si elle est contente d’avoir retrouvé un bon lit en rentrant …). Enfin pour nous deux, le défi le plus important a été le dépassement sportif. Si on nous avait dit il y a un an que l’on trekerait sur des cimes aussi hautes que le Mont-Blanc on ne l’aurait pas cru ! Mais nous y avons pris goût et il est maintenant difficile pour nous d’envisager un voyage sans un petit sommet à escalader… Bref, après une telle expérience, ce n’est pas l’avenir qui nous fait peur !
Notre périple a aussi renforcé notre couple. Après 6 mois sans se quitter une seconde, pendant 253 heures de bus, 14 pays, une cinquantaine d’auberges de jeunesse, des centaines de rencontres et des couchers de soleil toujours plus beaux, un regard suffit pour se comprendre et résumer tout ce qu’on a vécu.

Mais surtout, et à tout juste 23 ans, nous avons encore une envie folle de voyager, en couple, en famille ou entre amis et de continuer à partager de tels moments. C’est une citation de Balzac qui ouvrait notre carnet de voyage, afin de parfaitement boucler la boucle, et parce que c’est l’auteur préféré d’Hadrien, nous clôturerons sur une citation d’Albert Camus qui, par la magie que les grands hommes peuvent mettre dans certains mots, résume parfaitement notre sentiment à la fin du tour de notre monde : « Le monde est beau, et hors de lui, point de salut ».
Nous, mars 2012
On est ici